Renax, Saint Paul, Paris, 1883, p
3. Sur le culte de Semo Sancus, consulter : Preller-Jordan, Rœ7)i. Mythol., t. II, p. 274; — 0. Gilbert, Gesch. und Topogr. d. St. Rom. t. I, p. 27"]; t. III, p. 371 ; — E. Jannetaz, Etude sur Semo Sancus Fidius, Paris, 188") ; — art. Dius Fidius dans le Dictionn. des Antiq. de Daremberg et Saguo, par Jlllian, et dans le Lexicon de Roscher, par Wissowa ; — Fowi.er, the Roman festivals, p. 135; — AusT, die Religion der Rœmer, Munster, 1899, p. 136.
4. La forme Dius Fidius paraît la plus ancienne et la plus exacte; c'est celle que donne le calendrier de Venouse (C. I. L., I, 2* éd.. p. 221).
5. Ovin., Fast., VI, 213; — Propert., IV, 9, 74; — Sil. Ital., VIII, t22; — Augustin., de Civ. Dei, XVIII, 19; — Lactant., Divin, instil., 1, 1.5, 8.
de Cures, venus avec leur roi Titus Tatius s'établir sur la colline appelée depuis Quirinal'. Aussi est-ce au Quirinal que se trouvait son principal sanctuaire, non loin de la porta Sanqualis, qui tirait son nom de ce voisinage même^. Il est souvent question de ce temple dans les auteurs anciens'^. Il aurait été bâti par Tarquin, mais consacré seulement en 288/466, par le consul Spurius Postumius^. La fête anniversaire de sa dédicace était célébrée le 5 juin''. On y gardait la statue, la quenouille et le fuseau de Tanaquil ou Gaia Csecilia, proposée comme modèle aux matrones romaines^. Nous savons dans quelle région du Quirinal il était situé : le couvent de Saint- Silvestre a Monte Cavallo et ses dépendances recouvrent l'emplacement qu'il occupait dans l'antiquité^. Une inscription consacrée à Semo Sancus a été trouvée en 1590 dans les jardins de ce monastère^;
Sanco Sancto Semon{i) \ Deo Fidio sacrum \ decuria mcerdotum \ hidentalium reciperatis \ vectigalibus.
« A Semo Sancus Deus Fidius,dieu saint, offrande consacrée par la décurie des sacerdotes bidentales^ avec l'argent des revenus qu'elle a recouvrés ^. »
Cette inscription ressemble à celle qu'on avait découverte dans l'île tibérine seize ans auparavant. Dans l'une et l'autre le dieu est désigné sous ses quatre noms; elles sont offertes toutes les deux par des prêtres bidentales. Le mot vectujalia signifie proprement : impôt de douanes. Jordan en conclut que le collège des bidentales avait obtenu d'un empereur du ii° ou du m* siècle la concession du produit de certains impôts douaniers pour subvenir aux dépenses du culte ^o. Il est plus probable qu'il ne convient pas d'attribuer ici à ce mot un sens si étroit, et qu'il vaut mieux le regarder comme un simple synonyme de reditus^ revenus.