HoitAT., Curm., I
Nunc et in umbrosis Fauno dt'cet immolare lucis, Seu poscat agnam, sive malit hsedum.
Calpuhnils, Eclof/., V, 24 :
Sed non ante grèges in pa8cua mittito clauses Quam fuerit placata Pales ; tum cespite vivo Pfine focum, Geniumque loci, Faunumque Lareraqiie Salso farre voca.
(l'Horace la rappelle ^ Ni les vers du poète, ni les commentaires (le ses scholiastes- ne permettent d'affirmer qu'elle concernât Rome. Les calendriers officiels la passent sous silence. Preller et M. Wissowa sont d'avis qu'Horace a voulu parler simplement d'une réunion toute rurale et locale, particulière au canton des environs de Rome où était située sa villa ^ : on sait par Probus qu'il y avait dans les campagnes do l'Italie des sacrifices à Faunus annuels ou mensuels'*. M. 0. Gilbert paraît disposé à croire cependant que la fête du 5 décembre était célébrée à Rome, soit sur l'Aventin, oii avait lieu le 3 du même mois celle de Bona Dea ou Fauiia, la sœur ou l'épouse légendaire de Faunus, déesse de l'agriculture et de la fécondité', soit dans l'île tibérine, où Faunus avait un temple et où l'on sacrifiait cinq jours après à la divinité protectrice du lleuve, Tiberinus*". Ces hypothèses et ces rapprochements sont bien hasardeux. M. 0. Gilbert abuse d'une coïncidence de dates peut-être fortuite. Le mutisme des documents épigraphiques est significatif. La seule fête de Faunus dans l'île tibérine dont on ait le droit d'affirmer l'existence était fixée au 13 février.
Position du temple. — Les termes dont se sert Ovide nous apprennent où se trouvait le temple de Faunus'. Il s'élevait à l'endroit où les eaux du fleuve se partagent, c'est-à-dire à la pointe qui regarde vers l'amont. Les archéologues romains du xvi" siècle assurent qu'il y avait à cette place plusieurs murs antiques de belle apparence; ils s'autorisaient du texte d'Ovide