‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 21 sur 237 · G. I. L., I, 1-° éd., 1008; VI · texte numérisé non relu

G. I. L., I, 1-° éd., 1008; VI

3. BcEciiELER, cité au G. I. L., VI, 25.369, praposait de lire [Heic est...] ulia Quincti Hanci feilia [Quincti l]if)erti l'vot[i].

bien des vicissitudes quan<l la mort impitoyable Tenleva à ses parents. Ceux-ci maintenant, plongés dans le deuil et Tinquiétude, regrettant leur enfant, versent des larmes sur le jour où leur fut enlevée une telle fille. Mon père et ma mère, je vous en prie et supplie, cessez votre deuil, vos plaintes et vos pleurs, si j'ai fait dans ma vie la joie et le bonheur de mes parents, de mon mari, de mes amis, de tous ceux qui me connaissaient. Puisque désormais le destin s'est prononcé, je veux que vous supportiez ce coup d'une âme égale et que vous viviez en bonne harmonie. C'est pourquoi mon père a fait construire ce monument à sa fille et à lui-même, et il a élevé pour sa femme cette demeure éternelle que tous habitent également. » Un certain QuintusRancius, fils deQuintus, est cité parmi les signataires du sénatus-consulte de Oropiis^ en l'année 681/73' ; c'est sans doute le môme personnage que le Quintus Rancius, patron et mari de Rancia Prote-. L'épitaphe métrique de Rancia parait dater en effet, d'après l'orthographe et le style, du dernier siècle de la Répul)lique. Les érudits du xvf siècle qui l'ont sauvée de l'oubli Tout vue devant leghse Saint-Barthélémy-^. Peut-être à l'origine n'était-elle pas placée dans l'Ile ; beaucoup de pierres tom))ales des environs de Rome ont été transportées tardivement à l'intérieur de la ville et utilisées comme matériaux de construction ; on a découvert un grand nombre d'inscriptions funéraires anciennes au Forum, oii jamais les Romains ne se sont fait enterrer avant le moyen âge^. Il n'est pas impossible cependant que Rancia Prote ait été ensevehe sur le territoire de l'ile tibérine même. La religion et la loi défendaient qu'on enterrât les morts en deçà de la ligne du pomemmi'' . Cette interdiction ne s'appliquait pas à l'île, extérieure à la cité primitive. De même qu'on y pouvait élever des temples aux dieux étrangers, comme Esculape, et caserner des soldats en armes, de même aussi on avait le droit d'y creuser des tombes.

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