Cohn, Zum rômischen Vereinsrecht, Berlin, 1873, p
4. Cohn, loc. cit. — Waltzixg, Elude histor. sur les corpor. profess. chez les Romains, Louvain, 1893-1900, t. I, p. 90 : « Parmi les collèges religieux privés, il faut peut-être citer un conl[egium] caprinalriorum] Galla[i'um].»
5. Le mot caprinâr se lit sur une inscription funéraire du vi" siècle après Jésus-Christ, publiée par de Rossi, Inscr. christ, urbis Romse, Rome, 1861-1888, t. I, p. 497, n" 1088 et au C. 1. L., VI, 9231 : Stephanus caprinâr se vivo. — De Rossi, loc. cil. : Lillerae caprinâr caprinarium significant, vocem haclenus opiner inaudilam quam de caprimulgo sive caprarum paslore inlerpretabor.
6. Liebenam, Zur Geschichle und Organisation des rômischen Vereinswesens, Leipzig, 1890, p. 64 : VÔllig rathselha'ft.
7. OviD., Fast., lY, 361 ; — Festus, p. 95, etc. — Cf. article Galli, par Lafave, dans le Diclionn. des Antiq., de Darejiberg et Saglio.
l'île ÏIBÉRINE A l'ÉPOQUE RÉPUBLICAINE 49
Caprhia n'est pas l'abréviation de caprinarionim^ ni Galla celle de Gallarum : la suppression totale d'une ou deux syllabes finales est inadmissible. L'hypothèse de Cohn soulève trop d'objections pour qu'on l'adopte. 11 faut confesser que le sens des mots caprina galla et, par suite, le nom et la nature du collège nous échappent ' .
Inscription funéraire. — L'unique inscription funéraire de l'époque républicaine (jui provienne de l'ile tibérine est rédigée envers sénaires ïambiques. Le texte original n'existe plus; il faut se contenter des copies prises au temps de la Renaissance. Plusieurs mots doivent être suppléés ou complétés-.
\Heic est sep]ul{t)a Quincli Ranci feilia \ [Quincti l]iùe/'li Protle] 3 quoi fatum grave \ [crudeles] Parcœ ac finem vitx statiierunt \ \vix quoni ess\et bis deccrn anneis nata indigniler; \ [tiamquod c\oiicepit leiberum senien duplex \ [quom recte] pareret^ patrono auxsilium ac decus \ [expertatn mul\ta commoda atque incommoda \ [inmitis] mors eripuit sueis parentibus; \ [nunc illi s\ummo in luctuacsoliicitudine \ [prœ deside]?no gnatœ fletus in dies \ edunt sibei esse ereptam talem filiam; \ pater mei et genetrix germana^ oro atque o[bsecro\^ | desinite luctu^ qneslu, lacrumas fundere, \ sei invita Jucunda [ac] voluptatei fuei \ [vobis]viro atque amiceis noteisque omnibus; \ nunc quoniam fatum se ita tolit^ animo vo[lo\ I œquo vos ferre concordesque vivere, \ quas ob res hoc monnmentuni cvdifîcavit [pater] \ suœ gnatœ sibeique, uxori liane constituit [donumï] \ œternam^ ubei onmes pariter œvom degen[t].
« Ici est ensevelie Rancia Prote, fille de Quinctus Rancius, affranchi de Quinctus. Par la volonté des Parques cruelles elle est morte prématurément, à peine âgée de vingt ans, après avoir conçu et mis au monde heureusement deux jumeaux; elle était l'aide et l'honneur de son patron ; elle avait éprouvé
1. Il est certain que le mot caprina doit être rattaché à capra; peut-être faut-il rattacher aussi (icUla à f/allus. On sait que les chèvres et les coqs étaient consacrés à Esculape. L'inscription se rapporterait donc au culte du dieu de la médecine. Mais comment construire la phrase et que veut-elle dire? Il se pourrait que le texte eût été inexactement copié par ses premiers éditeurs.