II. — DESSINS ET GRAVURES
Depuis l'époque de la Renaissance, un très grand nombre de vues de l'île tibérine ont été dessinées et reproduites par la gravure. Elles représentent l'île telle qu'elle était au moment où vivaient leurs auteurs. Il ne serait pas facile d'en faire l'inventaire. La plupart des grandes Bibliothèques d'Europe en possèdent au moins quelques-unes. Les plus riches collections de dessins et de gravures intéressant la ville de Rome sont celles que possèdent à Rome même la Bibliothèque Victor-Emmanuel, la Galerie nationale des Estampes à la Bibliothèque Corsini, et M. Rodolphe Lanciani. Parmi les dessins de San Gallo que renferme le volume XLIX, 33, de la Bibliothèque Barberini (commencé en 1465) est une vue remarquable du bras gauche du Tibre et de l'ile, mesurant 0™,30 sur 0™,15. A l'arrière-plan du tableau de Raphaël qui a pour sujet V Enlèvement des Sabines, on aperçoit le pont Fabricius et une partie de l'île. Un élégant pastel de Vanvitellf, de la fin du xviii« siècle, exposé à la Pinacothèque du musée des Conservateurs à Rome, nous donne une image de l'île tibérine et de ses deux ponts.
Une série plus importante, au point de vue archéologique et topographique, est celle des dessins et gravures où sont figurés, avec plus ou moins d'exactitude, soit les ruines en place dans l'île, soit son aspect antique hypothétiquement restauré. Citons:
1. Le dessin manuscrit du recueil Orsini à la Bibliothèque vaticane {Cod. lat. 3439, f° 42).