G. Lauro, Antiquœ Urbis splendor, Rome, 1612, pi
7. G. Mac.gi, Mdiflciorum et ruinarum Romx liber, Rome, 1618, pi. 25.
8. Les gravures insérées dans le Thesaur. Antiquit. roman, de Gra:vius, Utrecht, 1694-1699, notamment au t. III, p. 561 et au t. IV, pi. VIII.
9. G.-B. Piranest, le Antichità romane, Rome, 1756, t. IV, pi. XIV-XXIV, et il Campa Marzio, Rome, 1762, pi. XI-XIII.
10. L. CxyifiA, Architetturaantica, Rome, 1830-1844; 2« éd., 1839-1846, Troisième partie, Architcttura romana, pI.CVIII, CLXXIX etCLXXX; — gli Edifizi di Roma antica, Rome, 1848-1856, t. IV, pi. CGXLI, CCXLII,
H. H. Jordan, dans les Ann. delVlnstit. archeoL, 1867, pi. K. l, dessin représentant le fragment conservé de la décoration sculptée de l'île tibérine.
LISTE DES RUINES ET OBJETS ANTIQUES ENCORE EN PLACE DANS L'ILE TIBÉRINE
4. Le pont Fabricius (ponte Quattro Capi) est presque entièrement antique ; on voit des deux côtés, en amont et en aval, l'inscription de la dédicace ; deux Hermès à quatre faces sont insérés dans le parapet moderne.
2. Le pont Cestius [ponte San Dartolomeo) a été reconstruit de fond en comble de 1886 à 1889 ; il ne renferme plus que quelques blocs antiques de travertin ; sur le parapet, à l'intérieur du pont, existe encore l'une des inscriptions de la dédicace; extérieurement on distingue les vestiges d'une grande inscription sur une ligne, qui ont été remis en place dans la construction nouvelle.
3. Fragment de la décoration de l'île en guise de navire ; il est situé à la pointe méridionale, du côté qui fait face à la rive gauche du Tibre ; il comprend un soubassement en tuf et plusieurs assises de travertin ornées de sculptures (buste d'Esculape mutilé, serpent enroulé sur le bâton symbolique, tête de bœuf).
4. Eglise Saint-Barthélémy : porte de l'époque de la Renaissance faite de débris antiques; quatre colonnes antiques à la façade; sous le porche, par terre, un fragment d'architrave ; à l'intérieur, quatorze colonnes de granit ou de marbre et deux bases d'ordre corinthien ; devant le maître-autel, un puits probablement antique, entouré d'une margelle du moyen âge; sous le maître-autel une cuve de porphyre; nombreux fragments de marbres de couleur utilisés dans les pavements en mosaïque ; dans la crypte, sous l'église, six colonnes basses, peut-être d'origine antique.
5. Dans le petit jaidin qui borde l'église Saint-Barthélémy du côté de la rive gauche du Tibre: un chapiteau retaillé, un fragment de colonne.
6. Dans les fondations des constructions attenant à l'église Saint- Jean-Calybite doit se trouver encore le fragment du pavage en mosaïque (avec inscription dédiée à Jupiter Jurarius) qu'on a découvert en 1854 et par-dessus lequel des murs nouveaux ont été élevés.
•7. A la partie septentrionale de l'île : colonnes et fi'agmenls de marbre utilisés dans les maisons modernes. Au coin de la rue qui débouche sur la place Saint-Barthélémy, en face de l'église, un chapiteau sert de borne. Sur la dernière esplanade, vers la pointe d'amoni, un fragment de colonne bouche un regard d'égout.
LISTE DES PRINCIPALES FOUILLES EFFECTUÉES DANS L'ILE TIBÉRINE DEPUIS L'ÉPOQUE DE LA RENAISSANCE
1. En 1574, sur la place Saint-Barthélémy : C. I. L., VI, 567 (base de la statue dédiée à Semo Sancus).
2. En 1676, sur la place Saint-Barthélémy: C. I. L., VI, 12 (dédicace à Esculape), 821 (inscription du vicus Censori), 10.317 (liste de maijistri d'un collège), ainsi que 446 et 447 (dédicaces aux dieux Lares) et peut-être aussi 451 (dédicace aux dieux Lares, « trouvée récemment dans l'île », écrivait Fabretti en 1683).
3. En 1684, sur la place Saint-Barthélémy (R. Lanciam, Forma Urbis Romœ, feuille 28*).
4. Avant 1744, aux environs de l'église Saint-Jean-Calybite. Tête de Jupiter acquise par Ficoroni (G.vsimiro, Memorie istoriche, p. 265).
5. En 1765, sur la place Saint-Barthélémy. Fouilles Jenkins (R. LanciANf, loc. cit.).
0. En 1775, dans la partie septentrionale de l'île. Fouilles Oddi (R. La.nciam, toc. cit.).
7. Au mois de mars 1854, sous les dépendances de l'église Saint-Jean- Calybite : G. L L., Vi, 379 (inscription sur mosaïque, dédiée à Jupiter Jurarius.) Cf. Canina, Bullett. deWInstit. archeoL, 1854, p. xxxvii.
8. De 1885 à 1889, reconstruction du pont San Bartolomeo (ancien pont Cestius et ensuite pont de Gratien); réfection des murs de quai sur la berge occidentale de l'île tibérine ; établissement d'un mur de quai sur la rive gauche du Tibre, nécessitant le dégagement du pont Fabricius; fouilles à la drague dans le lit du fleuve. Voir les Notiz. d. Scavi et le Butlett. Comun. de ces années.
9. Au mois d'avril 1899, travaux de dégagement exécutés à la pointe d'aval de l'île par les soins de M. René Patouillard, pour déblayer les abords du fragment conservé de la décoration antique.
1. M. R. Lanciani prépare une Storia degli Scavi di lioma, en plusieurs volumes; il a pu recueillir dans les archives publiques et privées d'Italie des renseignements encore inédits sur les fouilles faites à Rome depuis la Renaissance.
LISTE DES MONUMENTS FIGURÉS PROVENANT DE L'ILE TIBÉRINE OU LA CONCERNANT
1. Statue colossale d'EscuIape au musée de Naples. Provenance certaine. Publiée dans le Real Museo Borbonico, t. IX, pi. XLVII.
2. Fragments du petit obélisque antique de la place Saint-Barthélémy : deux fragments au musée de Naples ; un fragment au musée de Munich (publié par Piranesi, Antichità romane, t. IV, pi. XIV, n" 15). Provenance certaine.
3. Deux bas-reliefs du palais Rondinini, sur le Corso à Rome. Provenance très probable. Publiés par von Duhn, dans les Mittheil. des archàol Instit., Rœm. Abth., 1886, pi. IX et X).
4. Deux médaillons de bronze d'Antonin le Pieux représentant l'arrivée du serpent d'EscuIape à Rome. Signification certaine. Publiés en dernier lieu par Dressel, dans la Zeitsch. f. Numism., 1899, pi. II, n°« 10 et H.
3. Monnaies des gentes Eppia, Pompeia, Rubria, représentant le serpent d'EscuIape enroulé autour d'un autel. Signification probable. Cf. Babelon, les Monnaies de la République romaine, t. I, p. 477 ; t. II, p. 351 et p. 403.
6. Monnaie de Cyrénaïque frappée par un membre de la gens Fabricia ; elle ferait allusion à la construction du pont Fabricius près du temple d'EscuIape. Signification très contestable. Publiée en dernier lieu par Falbe-Liindberg-Muller, Numismatique de Vancienne Afrique, t. I, les Monnaies de la Cyrénaïque, p. 165.
7. Deux torses humains entr'ouverts, en marbre, au musée du Vatican. Ex-voto à Esculape. Provenance inconnue. Publiés par Braun dans le Bullett. dell'Instit. archeoL, 1844, p. 16.
8. Deux statuettes votives en terre cuite. Ex-voto à Esculape. Provenance inconnue. Publiées par Ficoroni, Vestigia e rarità di Roma, t. I, p. 144.
9. Une main en bronze, au musée national des Thermes. Ex-voto. Provenance : le Tibre. Publiée par la C''=«'*« Caetani Lovatelli dans les Monumenti antichi dei Lincei, t. I, 1889, p. 170.
10. Lamelle de bronze avec inscription votive à Esculape, au musée Kircher. Provenance inconnue. Cf. C. I. L., VI, 1.
11. Plusieurs centaines d'objets divers en terre cuite, dans les magasins du musée national des Thermes. Ex-voto à Esculape. Provenance : le Tibre. Cf. L. Sambon, Donaria of médical interest, dans le British médical Journal, 1893, t. II, p. 146 et p. 516.
12. Objets trouvés dans les décombres auprès du pont Fabricius en
môme temps que l'inscription G. I. L., VI, 21.438 {Notiz. d. Scavi, 1878, p. 236) :
1° Fragment de pierre sépulcrale avec moulures;
2° Fragment d'un bas-relief en marbre représentant un combat de cavaliers ;
3° Fragment de plafond avec méandres.
13. Statuette acéphale d'Esculape, extraite du Tibre {Notiz. d. Scavi, 1891, p. 287).
14. Objets extraits du Tibre auprès du pont Cestius en même temps que l'une des inscriptions votives archaïques dédiées à Esculape {Notiz. d. Scavi, 1892, p. 267) :
1° Fragment d'une statue de cheval en bronze autrefois doré; 2° Statuette de femme sans tête ni bras.
N.-B. — Un groupe célèbre du musée du Capitole, qui représente un homme et une femme debout, sous les traits de Mars et de Vénus, aurait été trouvé d'après Ficoroni, Memorie piu singolare diRoma e sue vicinanze, Rome, 1730, p. 97, « dans l'île du Tibre » en 1749. Ficoroni ne dit pas s'il entend par ces mots l'île tibérine romaine ou l'île que forme le Tibre devant Ostie.
TABLEAU CHRONOLOGIQUE DES ÉVÉNEMENTS INTÉRESSANT L'HISTOIRE DE L'ILE TIBÉRINE DANS L'ANTIQUITÉ
245/509 avant l'ère chrétienne : expulsion des rois, formation artificielle de l'île libérine d'après la légende (Liv., II, 5 ;Dionys., VI, 13; Pluï., Popl., 8).
461/293 : arrivée du serpent d'Epidaure et fondation du temple d'Esculàpe (Liv., X, Epit.; Val. Max., I, 8, 2; Aurel. Vict., de Vir. ilhistr., 22 ; Arnob., VII, 41 ; Ovid., Metam., XV, 622).
Vers 461/293 : construction d'un premier pont de bois entre l'île et la rive gauche du Tibre; un peu plus tard, conslx-uction d'un second pont de bois entre l'île et la rive droite.
554/200 : le préteur L. Furius Purpureo, livrant bataille devant Crémone aux Gaulois Cisalpins révoltés, fait vœu d'élever un temple à Jupiter (Liv., XXXÏ, 21).
558/196 : L. Furius Purpureo, consul, fait construire un temple à Jupiter dans l'île tibérine (Liv., XXXIV, 53) ; les édiles plébéiens Cn. Domitius Ahenobarbus et C. Scribonius Curio, avec l'argent des amendes imposées à trois pecuarii, font construire un temple de Faunus dans l'île (Liv., XXXIII, 42).
560/194: le duumvir C. Servilius dédie le temple de Jupiter et le préteur Cn. Domitius le temple de Faunus (Liv., XXXIV, 53).
Vers 600/154: l'haruspice C. Volcacius répare le temple de Jupiter dans l'île tibérine et fait mettre dans le pavage en mosaïque une inscription commémorative, dédiée à Jupiter Jurarius (C. I. L., VI, 379).
691/63 : le curator viarum L. Fabricius fait construire un pont en pierre entre l'île et la rive gauche (C. I. L., VI, d305; Gass. Dio, XXXVII, 45).
710/44 : à la mort de César, le magkter equitum Lepide occupe l'île tibérine avec un corps de troupes (Appian., de Bell, civil., II, M8).
Vers les derniers temps de la République : restauration du temple d'Esculàpe (C. I. L., VI, 7). A la même époque ou au début de l'Empire : construction du revêtement en pierre des deux extrémités de l'île. La fondation du sacclliim Tiberini remonte sans doute à l'époque républicaine; date inconnue (C. I. L., I, 2" éd., p. 245).
733/21 : les consuls M. Lollius et Q. Lepidus réparent le pont Fabricius (C. I. L., VI, 1305).
Vers 740/14: construction du pont Cestius entre l'île et la rive droite.
L'institution d'un sacrifice en l'honneur de Vejovis (C. I. L., 2« éd., p. 231) et l'érection d'une statue de Jules César dans l'île tibérine (Suet., Vesp., 5; Tac, Hist., 1, 86; Plut., Otho, 4) sont dues peut-être à Auguste.
747/7 : organisation des régions urbaines par Auguste ; l'île tibthine appartient à la XIV" région ; elle forme le vicus Censori (yEriiiccs, dans l'édition de Pomponius Mêla par (iaoNovius, p. 716; C, I. I.., VI, 451, 821).
l\i après Jésus-Christ : loi de l'empereur Claude décidant que les esclaves malades abandonnés par leurs maîtres dans l'ile tibérine seront affranchis (Suet., Claud., 25 ; Cass. Dm, [.X, 29 ; DfGEST.,XL, 8,2; Coi). Justin., VII, 6, loi unique).
Pendant le règne de Claude (?) statue élevée à Semo Sancus dans l'île (C. I. L., VI, 367; Justin. Martyr, Apol. Pr., 26).
68 : la statue de Jules César dans l'île se tourne spontanément vers l'Orient (Surt., Vcsp.,^; Tac, Hist., I, 86 ; Plut., Otho, 4).
74 : extension du pomerium par Vespasien ; désormais l'île est comprise à l'intérieur de celte ligne {Notiz. d. Scavi. 1900, p. 1;»).
Sous le règne d'Antonin le Pieux : restauration du temple d'Esculape (Cf. statue du musée deNaples, bas-reliefs du palais Rondinini), frappe de médaillons rappelant l'arrivée du serpent d'Epidaure ; c'est de ce règne ou de celui de Caracalla, que date la grande inscription votive en langue grecque dédiée à Esculape (C. I. Gr. 5980).
Entre 178 et 180 : statue élevée à Marc-Aurèle dans l'île (C. L L., VI, 1015).
Début du 111"^ siècle : plan de Home dressé sur l'ordre de Septime Sévère {Forma Urbis Ilomae); deux des fragments retrouvés se rapportent à l'île.
367-368 : le pont Cestius restauré prend le nom de pont de Gratien (C. I. L., VI, 1175, 1176: Symmach., Panegyr. in Gratian., p. 332 de l'éd. Seeck dans les Monum. Germ., Auct. antiq., t. VI).
389 : statue élevée dans l'île à Ragonius Vincentius, ancien préfet de l'annone (C. I. L., VI, 1759).
469 : procès d'Arvandus, préfet des (iaules, enfermé trente jours dans la prison de l'île tibérine, entre sa condamnation à mort et son exécution (Sidon. Apoll., Epist., 1,7, 12).
Fin du v<= siècle : rédaction des Gesta martyrum dans lesquels l'île tibérine est appelée insiila Lycaonia (Actes de sainte Eugénie, de saint Calliste, des martyrs grecs, des saints Maris et Marthe).