Vopiscus, Aurel
4. Kif.peut-Hlkusen, Nomencl. topogr., p. vu; — Homo, Lex. de topogr. rom., p. 465. Voir aussi : R. Lanciani, Ricerc/ie sulle XIV regioniuibane, dans le Bullett. Comun., 1890, p. llo; — Gardtiiausex, op. cit., t. I, 2, p. 943 et t. II, 2, p. 552.
5i L ILE TIBÉRINE DANS L ANTIQUITÉ
quartiers anciens, et partagea tout ce vaste territoire en quatorze régions, qui remplacèrent celles de Servius. Chacune des régions d'Auguste comprenait un certain nombre de subdivisions ou vici. Les descriptions de Kome rédigées au iv" siècle, la Notifia et le Cii?'iosum Urbis Romœ regionum, qui énunièrent par ordre de régions les édifices les plus importants de la ville, ne parlent pas de l'île tibérine ni d'aucun des monuments qu'elle renfermait ^ Mais on sait par le cosmographe ^Ethicus qu'elle appartenait à la quatorzième région'^, appelée dans les descriptions Transtiherim et située tout entière, sauf elle, sur la rive droite du fleuve. Il était naturel qu'on la rattachât au Transtévère, à la dernière des régions d'Auguste ; le Tibre n'avait-il pas formé longtemps la frontière du sol romain? L'île n'était-elle pas restée longtemps étrangère à la cité?
Une inscription de l'année 136, la Base capitoline, contient une liste des quartiers ou vici de Rome, rangés par régions •*, Elle cite, parmi les vici de la quatorzième région, un viens Tiherimis ; on pourrait croire qu'il se trouvait dans l'île, où le dieu Tiberinus avait un sanctuaire '*; il est plus probable, cependant, qu'il faut le chercher sur la rive droite du Tibre et qu'il devait son nom à sa position le long du fleuve"'. Un autre viens de la même région, qu'indique aussi la Base capitoline, le v^icus Censori ou Censorii, est mentionné en deux inscriptions trouvées au xvif siècle dans l'île tibérine : c'était le principal ou le seul vietis qu'elle renfermât.
La première inscription a été découverte en 1676 devant l'église Saint-Barthélémy; elle n'a qu'une ligne" :
Vici Censori lustratio erit idibus sepl,entbr[iJms).
« Le jour des ides de septembre (treizième jour du mois), aura lieu la lustratio du viens Censori. »
La lustration était une cérémonie religieuse de purification :
1. Le texte de ces descriptions est publié par Urlichs, Cod. /o/jo.^r., Wùrtzburg, 1871, p. 1 et par Jokdan, op. cil., t. II, p. 541.
2. ^iTHicts dans l'édition de Pomponius Mêla par Gronovius, 1722, p. 716 : [Tiberis) facit insulam rer/ioni quai'lse decimae.