Cf. ci-dessous, p
2. Tac, Ann.^ XII, 32 : Us qui prolulere imperhtin etiam terminos urbis propagare dalur. — Cf. Senec, de Brevil. vit., XIII; — Gell., loc. cit.; — Voi'isccs, Aurel.., 21. — La formule finale des inscriptions que portent les cippes terminaux du pomerium est tout à fait caractéristique. Voir, par exemple, G. 1. L., VI, 1231 : Auclis populi romani | finibus pomerium | ûmpliavit terminavilq{ii.e).
3. C. I. L., VI, 1231-1233; — A'o</3. (/. Scavi, 188o, p. 47:j; 1887, p. 232; lUOO, p. l;i; —Dullett. Comun., 1882, p. loo; 1885, p. 164; 1899, p. 270.
4. Bulletl. Comun., 1899, p. 270; — Notiz. d. Scavi, 1899, p. l",. — Cf. Meii- Li.N, A propos de l'extension du pomerium par Vespasien, dans les Mél. de l'Ec. franc, de Home, 1901, p. 97. — Date de ce texte : premier semestre de l'an 75 après Jésus-Christ. — [Imperalor Cœ]sar | [yespasi]aniis Aug{ustus), pont{ifex) tnax'jmus), \ lrib[unicia)pot{eslate) VI, imp{erator)XlV,p{ater)pa{triœ), \ censor, co{n)s(ul) VI, desig{nalus) VII, \ T{itus) Csesar Aug{usli) /'{ilius) \ Vespasianus, impierator) VI, \ ponl(ifex), tril){unicia) pot(estate) IV, censor, \ co{n)s{ul) VI. desig{nutus) V, \ auctis p{opuli) r{omani) finibus, | [pomerium ampliaverunl terminaveruntque] .
l'île tibérine a l'époque impériale Î)3
inattendue atteste, contrairement à l'opinion commune, que la partie centrale du Transtévère et à plus forte raison File tibérine étaient comprises dès l'époque de Vespasien dans le pomcrhmi ; à celui-ciAurélien ajouta seulement sur la rive droite le territoire qui s'étendait entre la ligne fixée par Vespasien et son propre mur de défense. Il resterait à savoir quel empereur (lu i'"" siècle fit rentrer l'ile dans l'enceinte pomériale. Ce ne peut être Auguste : il est certain qu'il n'a pas modifié le pomermniK La délimitation de Claude semble avoir porté sur la rive gauche ; elle rattacha à la cité l'Aventin et une partie du Champ de Mars'-. Celle de Néron n'est connue que par un texte de Vopiscus, peut-être sujet à caution -^ Selon toute vraisemblance ce serait donc seulement sous le règne de Vespasien lui-même que l'île tibérine, en même temps que le contre du Transtévère, cessa d'être regardée comme extérieure au sol consacré de la cité.
La XIV' région d'Auguste et le vicus Censori. — Si Auguste ne toucha pas au pomerium^ il réorganisa cependant les divisions territoriales de Rome''. Depuis longtemps, les quatre régions entre lesquelles, d'après la légende, le roi Servius TulHus avait réparti le sol urbain, étaient notoirement insuffisantes ; la population trop nombreuse débordait au-delà des limites qu'on lui avait d'abord assignées ; de tous côtés se formaient des faubourgs. Auguste voulut donner à la ville des cadres administratifs qui correspondissent plus exactement à son étendue réelle ; il fondit ensemble les faubourgs et les
1. Gardthal'sen, Augusttis und seine Zeit, Leipzig, 1891-1890. t. 1, 2, p. 945; t. H, 2, ri.";6. Ni Suétone ni le monument d'Ancyre ne disent rien dune extension du pomerimn par Auguste. La le.r regia de iniperio, qui confère à Vespasien le droit de reculer les bornes pomériaies, n'invoque qu'un seul précédent : l'exemple donné par Claude est seul rappelé (C. I. L., VI, 930). — C'est à tort que Tac. {Ann., Xlf. 2i), Cass. Dio (XLIV, 49), Vopiscus (Aurel., 21) parlent d'une extension du potnerium à propos de l'organisation des XIV régions urbaines.
2. Jordan, Tnpogr. d. St. Rom, t. I, 1, p. 324-333 : la délimitation de Claude aurait eu pour but de restaurer le templum de la ville; la ligne (ju'elle décrivait formait sinon un carré, du moins un quadrilatère irrégulier dont un côté était figuré par le Tibre ; les parties de la ville situées au-delà du fleuve restaient en dehors.