V. 809 Euphorbe
Fils de Panthoûs ou Panthus, de Dardanie. Panthoûs avait été d'abord prêtre d'Apollon , à Delphes. Anténor l'avait emmené de cette ville, à Troie, où Priam lui avait conservé ses fonctions religieuses. Il était père de Polydamas et d'Euphorbe. Au III* chant, vers 145, Panthoûs figure parmi les vieillards qui admirent la beauté d'Hélène, sur la tour d'Ilion. Pythagore prétendait, dit-on, que l'âme d'Euphorbe était passée en lui, et qu'il avait été jadis ce guerrier , sous les murs de Troie.
Voltaire a traduit en prose littérale les 217 premiers vers du XVIe chant; et en vers, les 107 premiers. La traduction en prose est fidèle ; mais il y règne une sorte d'ironie contre la poésie homérique; et quelques nuances d'interprétation et de style semblent bien avoir pour but de la rendre ridicule. Quant aux vers, ils ne sont pas assez exacts. En 1777, l'Académie française avait proposé pour sujet du prix de poésie la traduction en vers du XVIe chant de Y Iliade. Voltaire, alors âgé de quatre-vingt-trois ans, eut la fantaisie de concourir ; mais, pour ne pas se compromettre, il mit son travail sous le nom de son neveu, le marquis de Villette. La précaution était sage; car, de l'aveu même de La
Harpe, le travail de Voltaire était un des plus faibles de tous ceux qui avaient été soumis au jugement de l'Académie. Malheureusement, on ne saurait avoir un autre avis que La Harpe ; voir dans l'édition Beuchot, tome XIII, pages 368 et suivantes.