‹ L'Iliade d'Homère. Ier chantChapitre 4 sur 7 · DU PREMIER CHANT DE L'ILIADE · texte numérisé non relu

DU PREMIER CHANT DE L'ILIADE

Exposition du sujet.— Chrysès, prêtre d'Apollon, arrive au camp des. Grecs pour racheter sa fille. — Repoussé et outragé par Agamemnon, il supplie Apollon de le venger. — Le dieu lance contre les Grecs des traits qui en font périr un grand nombre.—Achille convoque l'assem-blée des chefs, promet sa protection au devin Chalcas, et lui demande la cause du courroux d'Apollon. — Le devin la révèle, et indique comme unique moyen d'éloigner le fléau qui pèse sur l'armée, la dé -livrance de Chryséis.-colère d'Agamemnon contre Chalcas; ses me-naces contre Achille. — Celui-ci porte la main à son épée ; mais Mi-nerve lui apparaît, et docile à la voix de la déesse, il ne répond à l'outrage que par l'insulte.—Agamemnon, forcé de renvoyer Chryséis à son père, fait enlever à Achille sa captive Briséïs.—Achille, indigné, ne veut plus combattre pour les Grecs ; il invoque sa mère Thétis, qui le console et lui promet de le venger Retour de Chryséis dans sa patrie; sacrifice en l'honneur d'Apollon. — Entrevue de Thétis et de Jupiter, qui, à sa prière, consent à donner la victoire aux Troyens.— Plaintes de Junon et menaces de Jupiter en présence des habitants de l'Olympe. — Le calme se rétablit dans l'assemblée des irnmortels, grâce à l'arrivée de Vulcain, qui y ramène la gaieté, en remplissant les fonctions d'échanson. Chante, ô Muse, la colère d'Achille, fils de Pélée, colère funeste, qui fut pour les Grecs la source d'innombrables douleurs, qui précipita dans les enfers les âmes généreuses d'une foule de héros, et fit de leurs corps la pâture des chiens et des oiseaux ( ainsi s'accomplissait la vo-lonté de Jupiter), depuis le jour où, pour la première fois, une querelle désunit le fils d'Atrée, roi des hommes, et le divin Achille.

Et qui donc parmi les immortels suscita entre eux ces violents dé-bats P Le fils de Latone et de Jupiter. Dans son courroux contre Agamem-non, Apollon fit naître dans l'armée une affreuse maladie, et les peu-ples périssaient, parce qu'Atride avait outragé son prêtre Chrysès. Celui-ci s'était rendu auprès des vaisseaux légers des Grecs pour ra-- L'ILIADE D'HOMÈRE.

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