II. — Le tableau nature
Dans cet ouvrage, composé à Paris d’après le conseil de quelques amis l’auteur infère de la supériorité des facultés de l’homme et de ses actes sur les organes des sens et sur ses productions, que l’existence de la nature, soit générale, soit particulière, est également le produit des puissances créa-
turées supérieures à ce résultat. Cependant l’honime est dans la dépendance des choses physiques, dont il n’acquiert l’idée que par l’impression qu’elles font sur ses organes. Mais il a en même temps, des notions d’une autre classe, des idées de loi et de puissance, d’ordre et d’unité, de sagesse et de justice. Il est ainsi dépendant de ses idées intellectuelles et morales de même que des idées tirés des sens. Or celles là n"en viennent pas : elles partent donc d’une autre source, de facultés extérieures qui produisent en lui les pensées. Mais d’où est née cette dét)endance ?
Du désordre produit par une cause inférieure, qui s’est opposée à la cause supérieure et qui a cessé d’être dans sa loi. L’homme est ^tombé ; dès lors ce qui existait én principe à été sensibilisé
sous des formes matérielles. L’ordre et le désordre se sont mànifestés.Néanmoins tout tend à rentrer dans runité d’où tout est sorti. Si, par suite de cette chûte, les vertus;ou facultés morales et inlellectuelles ont été pàt'tagées par Thomme, il doit travailler, en revivifiant sa volonté par le désir, à recouvrer celles dont il a été séparé. Mais sa régénération ne peut s’opérer qu’en vertu de l’acte du Réparateur, dont le sacrifice a remplacé les expiations qui avaient lieu avant la loi de l’Esprit.