‹ L'illuminisme en FranceChapitre 14 sur 31 · I. — Des erreurs et de la vérité · texte numérisé non relu

I. — Des erreurs et de la vérité

Ou Les hommes rappelés au Principe universel de la science,psiV un Ph... inc... Edimbourg (Lyon), 1775, in 8°. L’auteur, qui suivait rarement sa propre volonté en écrivant mais bien plutôt le conseil de ses amis, indigné de lire dans Boulanger, que les religions étaient nées de la frayeur causée par les catastrophes de la nature, fit ce livre pour montrer,

comme on l’a dit, dans la nature même de l’homme, la connaissance sensible d’une cause active et intelligente, véritable source des allégories, des mystères, des institutions et des lois. Tandis que l’école holbachique, par l’organe de Voltaire traitant ce même livre, parfois énigmatique, d’insensé et d’absurde, et que néanmoins elle se piquait d’y donner une suite, le philosophe de Berne frappé des vérités qu’il lui paraissait renfermer sous le voile, provoquait une correspondance avec son auteur, dont il regardait l’ouvrage comme celui de l’écrivain le plus profond de ce siècle : La prétendue suite des Erreurs et de la Vérité^ etc,(Salomonopolis (Paris), 6784, in 80.), a été signalée, par Saint-Martin, comme frauduleuse,et entachée du vice de faux systèmes qu’il combattait. En effet, le Philosophe inconnu avait dit que la volonté constituait la faculté essentielle et fondamentale de rhomrne;et c’est en la démentant qu’on ose l’interpréter, lorsqu’on dit (page 7) que la volonté n’est qu’une modification de cerveau par laquelle l’homme est disposé à mettre en jeu ses organes. Ne croit-on pas entendre déjà la doctrine matérielle de Cabanis et de l’école de Gall ?

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