L'ESCLAVE T)U CALIFE
V>OiiME un poignard persan au fourreau merveilleux, Ton âme froide et dure habite un corps superbe ; La mort sourit parfois dans l'acier de tes yeux ; Mais tes regards sont beaux, si leur pointe est acerbe.
Aussi fais-moi souffrir, je bénirai mon sort; Tu peux faire couler mon sang, mon sang t'appelle ; Verse-moi tes poisons, je chérirai ma mort : De tes yeux meurtriers la lumière est si belle !
Mon âme boit la mort dans les fleurs de tes yeux; Tes lourds bras caressants sont comme des reptiles ; Tes longs baisers ont un venin délicieux; Je suis pâle de ces poisons que tu distilles.
rs DE L'AMOUR ET D! LA 1
[e ferai mon linceul Je tes sombres cheveux. Jadis aussi j'aimais la puissance et la gloire : J'ai reconnu que tout est néant, et je veux M' anéantir en toi, comme dans la nuit noire.