‹ L'IllusionChapitre 37 sur 78 · CHANTS PANTHÉISTES 1 7 I · texte numérisé non relu

CHANTS PANTHÉISTES 1 7 I

Pourquoi rêver si loin ! — Sois un grand cœur aimant Plus débordant d'amour que n'est la nuit immense, Sois un cœur qui s'épanche intarissablement, lu qui se donne et sourire, et toujours recommence !

JOUISS^lIsLCE T)U "POETE

L/ivin Créateur, tirer comme toi Du chaos informe une symphonie, Où tout soit réglé selon l'harmonie, Selon l'accord pur, le rythme et la loi

Faire, ivre, jaillir hors de sa poitrine, Comme toi, la lune aux rayons lactés, Des vers remplissant l'âme de clartés.

O joie infinie, extase divine I

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VIE TtlVIT^E

Aime ainsi que la mer, la mer dressant ses vagues, Comme des seins tendus aux baisers du soleil, Et de ses cris d'amour, et de ses soupirs vagues, Gémissante, emplissant tout l'espace vermeil.

Comme en été ces nuits qui cachent sous leurs voiles La palpitation d'un cœur illimité, Aime, et fais de ton cœur un grand ciel plein d'étoiles, D'où s'épanchent la paix sublime et la clarté!

Désire, aime sans fin, souffre, brûle, aime encore, De beaux songes divins enivre-toi toujours; Avant le soir funèbre, abreuve-toi d'aurore, Ouvre large ton âme à d'immenses amours.

Alors verse tea chants aux tristes multitudes, A ceux-là qu'ont rendus stériles les douleurs, Tels que ces vents qui font germer les solitudes Ht, tièdes et féconds, s'épanouir les fleurs.

Aime et vis, comme un Dieu sur terre voudrait vivre, Te penchant vers tous ceux que tu verras souffrir, Et de lumière et d'art, de rêves toujours ivre, Incendié d'amour, ne crains plus de mourir 1

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HYSICXLE <AU SOLEIL

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