‹ L'IllusionChapitre 41 sur 78 · LES T%ESO%S "D'^LL^H · texte numérisé non relu

LES T%ESO%S "D'^LL^H

vJ n grand fleuve d'or roule en la mer qui s'embrase, Le soleil en sa pourpre est comme un beau rubis, Le ciel jaune du soir est comme une topaze : Des richesses d'Allah les yeux sont éblouis.

Le nocturne collier des limpides étoiles, Oh! quel trésor, Allah le pourrait égaler 1 Et la mort viendra-t-elle un jour nous révéler Tous ceux qu'en tes harems tu gardes et tu voiles?

Nous sommes des fourmis rampant au pied d'un Roi ; Que savons-nous de ses richesses entassées? Qu'avons-nous entrevu du ciel de tes pensées, Atomes éperdus, pris de vertige en toi?

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JL e Ciel, couvert d'un manteau riche, Ardent et fou, vêtu de bleu, Le Ciel tourne comme un derviche, Tourne sans fin, ivre de Dieu.

Sous son écharpe parfumée, Dans l'éclat fauve de sa chair, La Terre aussi, comme une aimée, Tourne sans fin, tourne dans l'air.

— Par un rythme vague bercée En un long rêve musical, Danse ainsi, danse, ô ma pensée, Tourne, tourne d'un pas égal.

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Ainsi qu'un vieux roi qui veut par du bruit Distraire un instant ses pensers moroses, Dieu dit aux Soleils, sortant de la nuit, D'aller éveiller l'océan des choses ;

Et l'immensité s'éclairant soudain, Tout frissonne, et chante, et crie, et s'élance, Et l'instant d'après, d'un signe de main, Dieu fait tout rentrer au sein du silence.

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J'ai longtemps parcouru le harem et la tente, Et ]'e n'ai pu trouver la Casbah de mon cœur : Nuls yeux humains n'ont su consoler mon attente, Nulles lèvres encor n'ont guéri ma langueur.

Large torrent de vie où s'abreuve le monde, Allah, torrent d'amour, de joie et de clarté, J'enivrerai mon âme à ta source profonde, Et fuirai l'univers, qui n'est que vanité!

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