L£ MUEZZIN
IVlox àme, caillou vil, ne jette quelque feu, Allah, que si ton âme ardente la pénètre. Pourquoi l'as-tu créée? Il t'importe si peu, O Roi, que nous soyons ou que nous cessions d'être
Des milliers de soleils sont comme des fourmis, Rampant au pied du trône où brûle ta lumière : Allah, Sultan des cieux, pourquoi m'as-tu permis D'être aussi devant toi comme un grain de poussière i
Mais sur le minaret des mondes, moi, néant, Je suis le muezzin et la voix qui s'élève Et vers les quatre coins du ciel qui va criant : « Allah, Allah, Allah, l'univers est ton rêve! »