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SUR UN THEME VEDIQUE

Joleil qui redescends vers l'océan des morts. Rentre, 6 mon être, en la Substance dont tu sors; Esprit, rentre dans l'air qui t'a soufflé la vie; Rentre dans le grand vent des mers qui purifie ; Dans les flots, ô mon cœur, roule avec tes désirs; Nuit chaude, nuit aimante, emporte mes soupirs. Feu créateur, Dieu pur, je te rends mes pensées; Qu'elles soient, par l'espace, en d'autres dispersées. Terre, reprends ma chair, dissous mes ossements, Transforme-les en fleurs que baisent les amants ; Et lueur qui t'éteins, fugitive étincelle, O mon âme, retourne à l'Ame universelle.

Jl la mémoire de Guy de î\(aupassant.

Loi 1LEUTI T>U LOTUS

lYlr. dite sur la tîeur divine du lotus,

Cette image du monde.

Sur la tleur au cœur blanc, perçant comme Venus

La surface de l'onde.

Llle étale sa feuille et son calice pur

Sur les eaux d'un grand fleuve.

Et s'ouvre tout le jour aux baisers de l'azur. Qui de clartés l'abreuve;

Les étoiles du ciel, et la lune qui luit,

Pâle, à travers les palmes, Répandent sur son cœur, lorsque descend la nuit.

L'air des régions calmes;

Et tranquille elle dort sur l'abîme béant.

Ignorante des causes Qui. pour l'y replonger, l'avaient prise au néant,

Où rentrent toutes choses.

LE 'KEtA'XsT T>ES CHOSES TASSÉES

v y h ! que d'univers engloutis Dont nous ignorons les naufrages, Tous sombres, tous anéantis Dans l'abîme effrayant des âges!

Quelle est donc la réalité?

Est-ce la Mort? Est-ce la Vie?

La Vie et l'immense clarté, Ou la Mort, la nuit infinie?

L'Être, serait-ce le Néant, Qui dans mon vide se reflète, Et qui de pourpre, en se créant, Attife un moment son squelette?

Dans le tourbillon éternel Où roulent sans fin les atomes, Qu'entrevoyons-nous de réel, Fantômes parmi des fantômes?

OIRB DU

J'apparais une heure et je fuis, Rentrant dans l'ombre d'où j'arrive.

Vague étincelle entre deux nuits, Qtt'est l'existence fugitive?

Des milliards d'êtres sont morts; lu ce long défilé des races, Tous ces esprits et tous ces corps Ont à peine laissé leurs traces!

Qu'est cet étroit monde vivant Auprès des foules entassées Des morts, sur qui je vais rêvant Au néant des choses passées!

— Tout mon être tremble; j'ai peur De ce noir abîme où je tombe!...

Oh! la nuit sans fond, et l'horreur, Oh ! le puits béant de la tombe !

Le Caire.

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