‹ L'IllusionChapitre 54 sur 78 · LA 0L0IR · texte numérisé non relu

LA 0L0IR

la rayonnante opale,

La lune sur nos yeux aimants Du haut Je la grande nuit pale Répandit ses enchantements,

— Et je pensais : « Tout n'est qu'un songe, (le crépuscule glorieux, Les cieux où notre âme se plonge, Nos amours aussi sous les cieux.

« Mais du moins notre rêverie Aura pu, comme un beau miroir, Kelléter L'étrange féerie Des mondes, radieux un soir;

« Nous aurons, prenant conscience De ces visions un moment, Contemplé la magnificence Dont se revêt tout ce néant,

•' Et de nos larges yeux avides Nous rassasiant de couieurs, Nous aurons à ces splendeurs vides Mêlé notre extase et nos pleurs ! »

L^4%MES E<KL SOIsLGE

1 out ceci n est qu un rêve Ta beauté sera brève, Ton corps se flétrira, Ton corps tendre mourra ; Tout ceci n'est qu'un rêve.

Chaque forme qui passe S'efface dans l'espace ; Et j'adore à genoux Le fantôme si doux De ta forme qui passe.

Je t'adore et je pleure :

Si courte sera l'heure Où ma lèvre et ton front, Tous les deux, goûteront L'extase dont je pleure,

Dont fe pleure et je tremble :

Nos cœurs s'étaient ensemble Pour cet instant béni Trouves par l'infini ;

lit je t'adore et tremble.

— Car ceci n'est qu'un rêve :

Ta beauté sera brève, Ton corps se flétrira, Ton corps tendre mourra ; Tout ceci n'est qu'un rêve !

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