Scène V
Bellombre.
C'est matière A des réjlexions tragiques... On pourrait En faire un monologue...
Déclamant.
ff O bois sombre ! ô forêc Plus ténébreuse encor que le bois où Pyrame... »
'Muchedent.
Silence donc ! avec ta voix de cerf qui brame Tu vas nous compromettre et l'on nous chassera.
Arabelle.
Ah ! pauvre Briiacier ! J'espère qu'on l'aura Sauvé.
Bellombre.
Qui ? ce vieux fou ?. . .
Muchedent,
Paix ! c'était un des nôtres...
Il était bonj sincère, et la foi des apôtres Illuminait son cœur. Je voudrais aujourd'hui Partager j s'il était là, mon pain avec lui. Justement, il nous manque un moucheur de chandelles Qui marque la recette en des comptes fidèles Et joue un confident au besoin. C'eût été Bien son affaire...
26 I/illustre Brizacier.
Bellombre.
Amen ! Puisqu'il a répété Sa dernière tirade j on n'y peut rien; qu'il dorme En paix, en attendant que son corps se transforme En verdure, où, viendront gaiouiller au printemps Les rossignols et les amoureux de vingt ans ! N'y pensons plus !
Arabelle.
Silène épais!
Muchedent.
Allons, silence !
Car sous ce dôme vert que la brise balance. J'aperçois un seigneur en habit somptueux. Il vient de ce coté. Sois moins tumultueux, Bellombre !,,.