‹ L'illustre Brizacier; drame en un acteChapitre 31 sur 35 · Scène X · texte numérisé non relu

Scène X

Rien ! Adieu ! que je vous presse Une dernière fois la main. J'ai V allégresse Dans Vâme^ et cependant je pleure.

A Sylvanie.

Viens donc, toi...

Tu les vois. Ils s'en vont, et l'un fera le roi Et Vautre le valet. Apres la mascarade Ils souperont. Penseï à votre camarade Quelquefois !

Florimont.

Ah ! souvent.

Arabelle.

Toujours.

Brizacier.

A vos santés, 0 mes amis ! A vous longues prospérités ! Qj^ai-je donc?

La Marquise.

Mon ami.

Br

izacier,

Ce n'est rien. Je respire Plus librement. Pourtant je sens qu'il se déchire Quelque chose de moi^ qui s'en va. Ce n'est rien !

Ah ! voici le chariot. 0 mes amis ! combien Je suis heureux !

Muchedent.

Partons !

Brizacier.

Oui, partons !

Surprise générale.

La Marquise.

// délire !

Brizacier.

Tous ensemble^ partons ^ compagnons de la lyre. Enchantant les cités sur jiotre gai parcours, Et qui sait ? demandés peut-être dans les cours ! Marion, tu feras les reines , toi y mignonne Les amoureuses y moi je mettrai la couronne D'Agamemnon, le roi des rois ! Destin princier ! J'ai vingt ans et je suis Villutre Briiacier !

Prenant uii manteau sur le chariot.

Donnei~moi cette pourpre héroïque. Elle est teinte Dans mon sang. Je la veux garder de toute atteinte. 0 vendangeur divin, auguste aieul, Thespis ! N'est-ce pas que Je suis digne d'être ton fils ? Pour soutenir ton art, j'ai souffert plein de joie Et d'amour. Le vautour a déchiré mon foie... Mais non! non! je n'ai pas souffert. J'étais puissant, J'étais riche, j'étais celui qu'en frémissant

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