‹ L'illustre Brizacier; drame en un acteChapitre 32 sur 35 · Scène X · texte numérisé non relu

Scène X

Chacun nommait. Qui donc a parlé de misère ?. . .

Où donc est l'imposteur^ le forban^ le corsaire

Qui prétend avoir vu l'illustre Briiacier

Autrement qu'admiré, faisant s'extasier

Les foules^ quand son pas retentissait superbe

Sur le pavé sonore ou bien glissait dans l'herbe !

En route ! en route ! allons, mais qu'ai-donc ? mes yeux

Se voilent. Ah! de Vair !

Il tombe sur le chariot.

La Marquise.

0 mon Dieu !

Brizacier.

Je vais mieux Que s'est-il donc passé ?

Florimont.

Silence !

Brizacier.

Ah ! oui ! Von tinte Le glas de mort... pour moi, car ma vie est éteinte ! Je me souviens. Pour un pauvre et faible vieillard Tant d'émotions sont trop fortes, et puis l'art Est jaloux j Marion, il veut sa proie entière. Mais quoi ! je suis heureux. N'ai-je pas pour litière Cette pourpre? et je meurs dans le soleil couchant.

Tous ceux que j'aime sont là, près de moi, penchant Leurs têtes sur mon front. Je suis heureux

A Sylvanie.

Ma fille, Quand on te parlera du traîneur de guenille Qui t'embrasse, réponds qu'il avait dans le cœur L'Idéal de tout ce qui n'est pas lui vainqueur ! La famille me vient trop tard, elle me tue Sur l'autel de mes dieux, embrassant leur statue. Pardonne y Marion. Vois-tu^ Je ne pourrais Perdre le souvenir des monts et des forêts. Adieii! mon dernier verre au moins sera sans lie. Je meurs. Oui, tu m'attends. C'est bien je viens...

Avec un grand soupir.

Thalie !

Il meurt au milieu des comédiens. — Pierre soutient la Marquise et Sylvanie.

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