‹ L'illustre Brizacier; drame en un acteChapitre 8 sur 35 · Scène III · texte numérisé non relu

Scène III

Avec un corps solide et prêt à toute épreuve. Et nous repartirons, libres comme le Jîeuve ! Âlais nous avons le temps. Rien ne nous presse.

Brizacier.

Rien !

Ah! si vous entendiei le luth aérien Qui par les chaudes nuits résonne à mon oreille!

Pierre.

Mais nous entendons tous une chanson pareille, Cependant nous faut-il être asseï forts. Allons^ Ordonne^ pour un mois le calme à vos talons^ Guérissei-vous^ soyei un autre Hercule. Ensuite, Partei. Je vous ferai moi-mêms la conduite,..

Sylvanie.

Puis, vous m'avei promis avant votre départ De me lire ces vers qui vous doivent leur part Du succès que leur fait une foule charmée, Ces poëmes fameux qu'attend la renommée, Legs de Jodelle et de Garnier à V avenir. Imprudente promesse et qu'il faudra tenir ! Je vous veux voir encor, jizr et la voix vibrante, Me dire les douleurs ds la triste Amaranthe, Où Cléopâtre au sein mordu par un aspic. Tel enfin que vous doit applaudir le public. Afin que, vous parti, la pauvre campagnarde Puisse causer un peu sans trop paraître ignarde.

Uilluscre Brizacier.

Pierre, à la Marquise.

Laisseï faire l'enfant.

Brizacier.

Ah! sirène !..

La Marquise.

Eh bien?

Brizacier.

Oui!

Je reste. Je m'endors à Capoue^ enfoui Sous les Jieurs,

Avec émotion et solennité.

Braves gens! ô bons cœurs! je vous aime, Vous qui me rencontrant dans ma détresse extrême, Avei eu la pitié des anges. Grâce à vous, Apollon, ce tyran implacable et jaloux, Conserve l'un des siens !... Ah! que si quelque gloire Attachée à mon nom l'impose à la mémoire Des peuples à venir j je veux associer Au nom de Haut-Mesnil celui de Brizacier! Et qu'on sache comment notre théâtre illustre Vous doit un de ceux-là dont il tire son lustre, Car si l'or, trop commun, manque à^ma pauvreté Je puis payer du moins en immortalité.

Avec un geste plein de magnificence.

Acceptei !

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