Scène III
Certes !
Sylvanie.
Sans que Von vînt pourtant à mon secours J'ai résiste, ma tante ^ à tous ces beaux discours. Monsieur de Saint-André, votre galanterie Me peut construire encore un trône de féerie, ' Et rendre à mes beaux yeux les rois mêmes dévots ; Ne craigne^ rien. Je sais trop le peu que je vaux Et resterai toujours simplement Sylvanie.
Brizacier.
Notre lutin d'amour et notre bon génie !
Sylvanie.
A la fois tout cela ?
Brizacier.
Mais oui...
A la Marquise.
Ne faut-il pas.
Puisque, grâce à vos soins échappé du trépas, Je respire et je vis^ que je coure où m'emporte La volonté des Dieux, laquelle est la plus forte? Trop longtemps, abusant de Vhospitalité Que vous avei donnée au vieux déshérité. Je suis resté che^ vous, ennuyeux parasite. L'âpre devoir est là. Sa voix me sollicite.
// faut partir, rejoindre au loin mes compagnons ^ Suivre V étoile dont parfois nous nous plaignons^ Tyran céleste à qui notre vie est liée ! C'est pourquoi je m'en vais sur la route oubliée Exercer ma valeur et raffermir mon corps,
La Marquise, éclatant.
Afin qu'on vous retrouve un mat in ^ aux abords D'un fossé, jeté là par le maître d'un bouge Qui vous laisse y en raillant y un restant de vieux rouge, Fendant que vos amis s'éloignent en chantant, Livrant le moribond au destin qui l'attend!
Brizacier.
Ce sont là des hasards dont est faite la vie! Mais pour un hôtelier gros de fiel et d'envie Que la Muse a trouvé revéche, n est-il pas, Madame, des esprits charmants et délicats, Qu'Apollon a touchés et dont les mains légères Rendent, en un instant, nos douleurs passagères?
II lui baise la main.
La Marquise.
Ecoute^...
Pierre, bas.
Laissei-le, ne contrariei point Son humeur.,,
A Brizacier,
Emplissons d'abord notre pourpoint