‹ L'illustre GaudissartChapitre 35 sur 44 · UN PREMIER PLI DE ROSE · texte numérisé non relu

UN PREMIER PLI DE ROSE

Une fois sa grossesse devenue visible, M"'' de la Baudraye résolut de ne plus quitter son appartement : mais avant de s'y renfermer, de ne plus se promener que dans la campagne, elle voulut assister à la j^remière représentation d'un drame de Nathan. Cette espèce de solennité littéraire occupait les deux mille personnes qui se croient tout Paris. Dinah, qui n'avait jamais vu de première représentation, éprouvait une curiosilé bien naturelle. Elle en était, d'ailleurs, arrivée à un tel degré d'aiïection pour Lousteau, qu'elle se glorifiait de sa faute; elle mettait une force sauvage à heurter le monde, elle voulait le reQ:arder eu face sans détourner la tète. Elle fit une toilette ravissante appropriée à son air souffrant, à la maladive morbidesse de sa figure. Son teint pâli lui donnait une expression distinguée, et ses cheveux noirs en bandeaux faisaient encore ressortir celte pâleur. Ses yeux gris étincelants semblaient j)lus beaux cernés par la fatigue. Mais une horrible souffrance l'attendait. Par un hasard assez commun, la loge donnée au journaliste, aux prcnîicres, était à côté de celle louée par

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Aima Grossclùlc. (>cs doux amies intimes ne se saluèrent pas et ne voulurent pas se reconnaître ni Tune ni l'autre. Après le ])remier acte, Lousteau quitta sa loge et y laissa Dinah seule, exposée au feu de tous les regards, à la clarté de tous les lorgnons, tandis que la baronne de Fontaine et la comtesse Marie de N'andenesse, venues avec Anna, re(,'ui-ent quelques-uns des hommes les plus distingués du grand monde. La solitude où restait Dinah fut un supplice d'autant plus grand, qu'elle ne sut pas se faire une contenance avec sa lorgnette en examinant les loges ; elle eut beau prendre une pose noble et pensive, laisser son regard dans le vide, elle se sentait trop le point de mire de tous les yeux ; elle ne put cacher sa préoccupation, elle fut un peu provinciale, elle étala son mouchoir, elle fit convulsivement des gestes qu'elle s'était interdits. Enfin, dans rontracte du second au troisième acte, un homme se fit ouvrir la loge de Dinah ! M. de Clagny se montra respectueux, mais triste.

— Je suis heureuse de vous voir pour nous exprimer tout le plaisir que m'a causé votre promotion, dit-elle.

— Eh ! Madame, pour qui suis-jo venu à Paris ?...

— Comment ! dit-elle, serais-je donc [)our quelque chose dans votre nomination ?

— Pour tout. Dès que vous n'avez plus habité Sancerre, Sanccrre m'est devenu insupportable, j'y mourais...

— Votre amitié sincère me fait du bien, dit-elle en tendant la main au substitut. Je suis dans une situation à choyer mes vrais amis; maintenant, je sais quel (\st leur |)i'ix... Je crovais avoii* j)or(iu \o[\'o eslitn(>: mais le

témoignage que vous m'en donnez par voti*e visite me touclie plus que vos dix ans d'attachement.

— ^'ous êtes le sujet de la curiosité de toute la salle, reprit le substitut. Ah ! chère, était-ce là votre rôle ? Ne pouviez-vous pas être heureuse et rester honorée ? Je viens d'entendre dire que vous êtes la maîtresse de M. Etienne Lousteau, que vous vivez ensemble maritalement !... Vous avez rompu })Our toujours avec la société, même pour le temps où, si vous épousiez votre amant, vous auriez besoin de cette considération que vous méprisez aujourd'hui... Xe devriez- vous pas être chez vous, avec votre mère, qui vous aime assez pour vous couvrir de son égide ? au moins les apparences seraient Q-ardées...

— J'ai le tort d'être ici, répondit-elle, voilà tout. J'ai dit adieu sans retour à tous les avantages que le monde accorde aux femmes qui savent accommoder leur bonheur avec les convenances. Mon abnégation est si complète, que j'aurais voulu tout abattre autour de moi pour faire de mon amour un vaste désert plein de Dieu, de lui et de moi... Xous nous sommes fait l'un à l'autre trop de sacrifices pour ne pas être unis ; unis par la honte, si vous voulez, mais indissolublement unis... Je suis heureuse, et si heureuse, que je puis vous aimer à mon aise, en ami, vous donner plus de confiance que par le passé; car maintenant il me faut un ami !..,

Le magistrat fut vraiment grand et même sublime. A cette déclaration où vibrait l'âme de Dinah, il réj)ondit d'un son de voix déchirant :

— Je voudrais aller ^•ous \ oir afin {\<' sa\ oir si \uus

êtes aimée... Je serais tranquille, votre avenir ne m'effrayerait plus... Votre ami comprendra-t-il la grandeur de vos sacrifices, et y a-t-il de la reconnaissance dans son amour ?

— Venez rue des Martyrs, et vous verrez !

— Oui, j'irai, dit-il. .J'ai déjà passé devant la porte sans oser vous demander. Vous ne connaissez pas encore la littérature, reprit-il. Certes, il s'y trouve de glorieuses exceptions ; mais ces gens de lettres traînent avec eux des maux inouïs, parmi lesquels je compte en première ligne la publicité, qui flétrit tout. Une femme commet une faute avec...

— Un procureur du roi, dit la baronne en souriant.

— Eh bien, après une rupture, il y a quelques ressources, le monde n'a rien su ; mais avec un homme plus ou moins célèbre, le public a tout appris. Eh ! tenez... quel exemple vous en avez là, sous les yeux. Vous êtes dos à dos avec la comtesse Marie de Vandenesse, qui a failli faire les dernières folies pour un homme plus célèbre que Lousteau, pour Nathan, et les voilà séparés à ne pas se reconnaître... Après être allée au bord de l'abîme, la comtesse a été sauvée on ne sait comment, elle n'a quitté ni son mari ni sa maison ; mais comme il s'agissait d'un liomme célèbre, on a parlé d'elle pendant tout un hiver. Sans la grande fortune, le grand nom et la position de son mari, sans l'habileté de la conduite de cet homme d'Etat, qui s'est montré, diton, excellent pour sa femme, elle eût été perdue : à sa place, toute autre fenune n'aurait [)U rester honoi'ée comme elle l'est..

— Comment était Sancerre quand vous Tavez quille? dit yi""^ de la Baudraye pour changer la conversation.

— M. de la Baudraye a dit que \'olre tardive grossesse exigeait que vos couches se fissent à Paris, et qu'il avait désiré que vous y allassiez pour y avoir les soins des princes de la médecine, répondit le substitut en devinant bien ce que Dinah voulait savoir. Ainsi, malgré le tapage qu'a fait votre départ, jusqu'à ce soir vous étiez encore dans la /égalité.

— Ah ! s'écria-t-elle, M. de la Baudraye conserve encore des espérances ?

■ — ^'olrc mai:i. Madame, a fait comme toujours : il a calculé.

Le magistrat quitta la loge en \ oyant le journalisle y entrer, et il le salua dignement.

— Tu as })lus de succès que la pièce, dit Etienne à Dinah.

Ce court moment de triomphe apporta plus de joie à cette femme qu'elle n'en avait eu pendant toute sa vie en province; mais, en sortant du théâtre, elle était pensive,

— Qu'as-tu, ma Didine ? demanda Lousteau.

— Je me demande comment une femme peut dunipler le monde ?

— Il y ^ deux manières : être M'"" de Staël, ou posséder deux cent mille francs de rente !

— La société, dit-elle, nous tient par la vanité, par ren\ie de pai'aître... Bah! nous serons philosOj)hes !

ESSAI SUR LA FKCOXDl T li LITTKR A 1 R K

Cette soirée fut le dernier éclair de Taisance trompeuse où M""" de la Baudraye Aivait depuis son arrivée à Paris. Trois jours après, elle aperçut des nuages sur le front de Lousteau. qui tournait dans son jardinet autour du gazon en fumant un cigare. Cette femme, à qui les mœurs du petit la Baudraye avaient comniunifiué l'habitude et le plaisir de ne jamais rien devoir, apprit que son ménage était sans argent en présence de deux termes de loyer, à la veille enfin d'un commandement l Cette réalité de la vie parisienne enti-a dans le C(eur de Dinah comme une épine; elle se repentit d'avoir entraîné Lousteau dans les dissipations de Tamour. Il est si difficile de passer du plaisir au travail, que le bonheur a dévoré plus de poésies c|uo le malheur n'en a fait jaillii' en jets lumineux. Heureuse de voir Etienne nonchalant, fumant un cigare après son déjeuner, la figure épanouie, étendu comme un lézard au soleil, jamais Dinah ne se sentit le courage de se faire l'huissier d'une revue. Elle inventa d'engager, j)ai' renlremise du sieur Migeon, i)ère de Paméla, le peu de l)ij(Ki\ (ju'elle possédait, cl sur- h'S(|uels lud lunlc. car

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elle commençait à parler la langue du quarlicr, lui prêta neuf cents francs. Elle garda trois cents francs pour sa layette, pour les frais de ses couches, et remit joyeusement la somme due à Lousteau, qui labourait sillon à sillon, ou si vous voulez, ligne à ligne, une Nouvelle pour une revue.

— Mon petit chat, lui dit-elle, achève ta Nouvelle sans rien sacrifier à la nécessité, polis ton style, ci'euse ton sujet. J'ai trop fait la dame, je vais faire la bourgeoise et tenir le ménage.

Depuis quatre mois, Etienne menait Dinah au café Pviche, dîner dans un cabinet qu'on leur réservait. La femme de province fut épouvantée en apprenant qu'Etienne y devait cinq cents francs pour les derniers quinze jours.

— Gomment ! nous buvions du \\n à six francs la bouteille ! une sole normande coiîte cent sous!... un petit pain vingt centimes !... s'écria-t-elle en lisant la note que loi tendit le journaliste.

— JNIais, être volé par un restaurateur ou par une cuisinière, il y a peu de différence pour nous autres, dit Lousteau.

— Désormais pour le prix de ton dîner, tu vivras comme un prince.

Après avoir obtenu du propriétaire une cuisine et deux chambres de domestiques, M'"" de la Baudraye écrivit deux mots à sa mère en lui demandant du linge et un prêt de mille francs; elle reçut deux malles de linge, de l'ai'genterie, deux mille francs, })ar une cuisinière honnête et dévote que sa mère lui envo\ail. Dix jours api'ès

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la représentation où ils s'étoionl rencontrés, M. do Clagny vint voir M""" do la IJaudraye à quatre heures, en sortant du Palais, et il la trouva brodant un j)otit bonnet. L'aspect de cette femme si fière, si ambitieuse, dont l'esprit était si cultivé, qui trônait si bien dans le château d'Anzy, descendue à des soins de ménage et cousant pour Tenfant à venir, émut le pauvre magistrat qui sortait de la cour d'assises. En voyant des piqûres à l'un de ces doigts tournés en fuseau qu'il avait baisés, il comprit que ]\I"'° de la Baudraye ne faisait pas de cette occupation im jeu de l'amour maternel. Pendant cette première entrevue, le magistrat lut dans l'âme de Dinah, Cette perspicacité chez un homme épris était un effort surhumain. 11 devina que Didinc voulait se faire le bon génie du journaliste, le mettre dans une noble voie; elle avait conclu des difficultés de la vie matérielle à quelque désordre moral. Entre deux êtres unis par un amour si vrai d'une part et si bien joué de l'autre, plus d'une confidence s'était échangée en quatre mois. Malgré le soin avec lequel Etienne se drapait, plus d'une parole a^ait éclairé Dinah sur les antécédents de ce garçon dont le talent fut si comprimé par la misère, si perverti par le mauvais exemple, si contrarié par des difficultés au-dessus de son courage. « 11 grandira dans l'aisance, » s'étaitelle dit. Et elle voulait lui donner le bonheur, la sécurité du chez soi, par l'économie et par l'ordre familiers aux gens nés en province. Dinah devint femme de ménage comme elle était (le\ cnue poète, par un élan de son âme vers les sommets.

— Son bonheur sera mon absolution.

Cette parole, arrachée par le magistrat à M""^ de la liaudraye, expliquait l'état actuel des choses. La publicité donnée par Etienne à son triomphe le jour de la première représentation avait assez mis à nu aux yeux du magistrat les intentions du journaliste. Pour Etienne, ^pie de la Baudraye était, selon une expression anglaise, une assez belle plume à son bonnet. Loin de goûter les charmes d'un amour mystérieux et timide, de cacher à toute la terre un si grand bonheur, il éprouvait une jouissance de parvenu à se parer de la première femme comme il faut qui l'honorait de son amour.

Néanmoins, le substitut fut pendant quelc|ue temps la dupe des soins que tout homme prodigue à une femme dans la situation où se trouvait ^I""^ de la Baudraye, et que Lousteau rendait charmants par des câlineries particulières aux hommes dont les manières sont nativement agréables. 11 y a des hommes, en cfTet, qui naissent un jieu singes, chez qui Timitation des plus charmantes choses du sentiment est si naturelle, que le comédien ne se sent plus, et les dispositions naturelles du Sancerrois avaient été très développées sur le théâtre où jusqu'alors il avait vécu.

Entre le mois d'avril et le mois de juillet, moment où Dinah devait accoucher, elle devina pourquoi Lousteau n'avait pas vaincu la misère : il était paresseux et manquait de volonté. Certainement ,1e cerveau n'obéit (ju'à ses propres lois, il ne reconnaît ni les nécessités de la vie, ni les commandements de l'honneur; on ne produit pas une belle a^nre parce qu'une femme expire, ou pour payer* des dettes déshonorantes, ou pour noui'iir des enfants;

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néanmoins, il ncxisle pus de grands talents sans une grande volonté. Ces deux forces jumelles sont nécessaires à la construction de l'immense édifice d'une gloire. Les hommes d'élite maintiennent leur cerveau dans les conditions de la production, comme jadis un preux avait ses armes toujours en état. Ils domptent la paresse, ils se refusent aux plaisirs énervants, ou n'y cèdent qu'avec une mesure indiquée par l'étendue de leurs facultés. Ainsi s'expliquent Scribe, Rossini, Walter Scott, Cuvier, Voltaire, Newton, Buiïon, Bayle, Bossuct, Leibnitz, Lope de Yéga, Calderon, Boccace, l'Arétin, Aristote, enfin tous les gens qui divertissent, régentent ou conduisent leur époque. La volonté peut et doit être un sujet d'orgueil bien plus que le talent. Si le talent a son germe dans une prédisposition cultivée, le vouloir est une conquête faite à tout moment sur les instincts, sur les goûts domptés, refoulés, sur les fantaisies et les entraves vaincues, sur les difficultés de tout genre héroïquement surmontées.

L'abus du cigare entretenait la paresse de Lousteau. Si le tabac endort le chagrhi, il engourdit infailliblement l'énergie. Tout ce que le cigare éteignait au ph\sique, la critique l'annihilait au moral chez ce garçon si facile au plaisir. La critique est funeste au critique comme le pour et le contre à l'avocat. A ce métier, l'esprit se fausse, l'intelligence perd sa lucidité rectiligne. L'écrivain n'existe que par des partis pris. Aussi doit-on distinguer deux critiques, de même que dans la peinture, on reconnaît l'art et le métier. Critiquer à la manière de la plupai-t des feuilletonistes actuels, c'est expri-

mer des jugements tels quels d'une façon plus ou moins spirituelle, conmie un avocat plaide au Palais les causes les plus contradictoires. Les faiseurs trouvent toujours un thème à développer dans l'œuvre qu'ils analysent. Ainsi fait, ce métier convient aux esprits paresseux, aux gens dépourvus de la faculté sublime d'imaginer, ou qui, la possédant, n'ont pas le courage de la cultiver. Toute pièce de théâtre, tout livre devient sous leur plume un sujet qui ne coûte aucun effort à leur imagination, et dont le compte rendu s'écrit, ou moqueur ou sérieux, au gré des passions du moment. ()uant au jugement, quel qu'il soit, il est toujours justifiable avec l'esprit français, qui se prête admirablement au pour et au contre. La conscience est si peu consultée, ces hravi tiennent si peu à leur avis, qu'ils vantent dans un fo^'er de théâtre l'œuvre qu'ils déchirent dans leurs articles. On en a vu passant, au besoin, d'un journal à un autre sans prendre la peine d'objecter que les opinions du nouveau feuilleton doivent être diamétralement opposées à celles de l'ancien. Bien plus, M"'" de la Baudraye souriait en vovant faire à Loustcau un article dans le sens léo'itimiste et un article dans le sens dynastique sur un môme événement. Elle applaudissait à cette maxime dite j)ar lui : « Xous sommes les avoués de l'opinion publique!... » L'autre critique est toute une science, elle exige une compréhension complète des œuvres, une vue lucide sur les tendances d'une époque, l'adoption d'un système, une foi dans certains principes; c'est-à-dire une jurisprudence, un rapport, un arrôt. Ce critique devient alors le magistral des idées, le censeur de son temj)s, il

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exerce un sacerdoce; tandis que l'autre est un acrobate qui fait des tours pour gagner sa vie, tant qu'il a des jambes. Entre Claude Vignon et Lousteau se trouvait la distance qui sépare le métier de Fart.

Dinah, dont l'esprit se dérouilla promptement et dont l'intelligence avait de la portée, eut bientôt jugé littérairement son idole. Elle vit Lousteau travaillant au dernier moment, sous les exigences les plus déshonorantes, et lâchant, comme disent les peintres d'une œuvre où manque/e/a/;r; mais elle le justifiait en se disant : « C'est un poète ! » tant elle avait besoin de se justifier à ses propres yeux. En devinant ce secret de la vie littéraire de bien des gens, elle devina que la plume de Lousteau ne serait jamais une ressource. L'amour lui fit alors entreprendre des démarches auxquelles elle ne serait jamais descendue pour elle-même. Elle entama par sa mère des négociations avec son mari pour en obtenir une pension, mais à l'insu de Lousteau, dont la délicatesse devait, dans ses idées, être ménagée. Quelques jours avant la fin de juillet, Dinah froissa de colère la lettre où sa mère lui rapportait la réponse définitive du petit la Baudraye :

« M"'^ de la Baudraye n'a pas besoin de pension à Paris quand elle a la plus belle existence du monde à son château d'Anzy : qu'elle y vienne ! »

Lousteau ramassa la lettre et la lut.

— Je vous vengerai, dit-il à M'"" de la Baudra\e d*^ ce ton sinistre qui plaît tant aux femmes, quand on caresse leurs antipathies.

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