A MONSIEUR LE COMTE FERDINAND DE GRAMONT
Mon cher Ferdinand, si les hasards (habent sita fata libelli) du monde litWraire font de ces lignes un long souvenir, ce sera certainement peu de chose en comparaison des peines que vous vous êtes données, vous le d'Hozier, le Chérin, le roi d'armes des Études de moeurs; vous à qui les Navarreins, les Cadignan, les Langeais, los Blamont-Chauvry, les Chaulieu,lesd*Arthez, lesd'Esgrignon, les Mortsauf, les Valois, les cent maisons nobles qui constituent l'aristocratie de la Comédie humaixe doivent leurs belles devises et leurs armoiries si spirituelles. Aussi l'Armorial des Etudes de moeurs inventïj PAR Ferdinand de Gra.mont, gentilhomme, est-il une histoire complète du blason français, où vous n'avez rion oublié, pas même les armes de l'Empire, et que je conserverai comme un monument de patience bénédictine et d'amitié. Quelle connaissance du vieux langage féodal dans le Pulchrè sedens, meliùs agens ! des Bcauséant I dans le Des partem leonis ! des d'Espard ! dans le Ne se
vend! des Vandenesse ! Enfin, quelle coquetterie dans les mille détails de cette savante iconographie qui montrera jusqu'où la fidélité sera poussée dans mon entreprise, à laquelle vous, poète, vous aurez aidé
Votre vieil ami,