SCENE XII
Le BARON, LEOPOLD.
LE BAROH.
Vous parlirez après, mou cher, ai cela vous convient, vous en êtes le maître, et je ne vous retiens plus ; mais je ne veux pas que mes frais de toilette soieut perdus.
LÉOPOLD
Que voulez-vous dire ?
LE BAROH.
Qu'il m'est venu une idée.
LÉOPOLD
Aü!
LE BAROH.
Oui, vraiment; en Bretagne, on n’a que cela à faire ; en voilé deux ou trois qui m’arrivent depuis ce matin, et celle-ci est au sujet de ce portrait... J'ai donné mes ordres à M ra * Léonard, ma vieille gouvernant. Elle a cherché ce qu’il y avait de plus frais cl de plus élégant dans les robes et les a tou, s de RI*® la baronne, ma femme, et elle va habiller Madeleine eu graode djnte, en marquise, pour rendre la ressemblance encore plus frappante.
Léopold, vivement.
En vérité?
LE BAHOH.
Et pour qu’elle vous serve ainsi de modèle.
LÉOPOLD
Oui... oui... je comprends I
LE BAROH.
Ah! mou gaillard! l’idée vous plail, et, dés qu’on vous rappelle la marquise, voilà ftn-lechamp votre tète qui se moule... Vous ne refusez plus, maintenant?
Léopold, rêvant.
Mais comment ? sous quel aspect?...
IG
i .’ im agi;
le baron» comme inspiré* Attendez !... avec une corbeille de fleurai LÉOPOLD, révam, sans l’écouter.
Oui. .. die les aimait.
LE BARON
AIR : Contredanse de CendriMon.
Vous approuvez. Je le vois, mou dessein, L'idée en est poétique et nouvelle.
En lion parent. Je vais ici, pour elle.
En un instant dévaster mon jardin.
D.ms ce tableau, Je veux partout des (leurs; Je veux que ma cousine brille Au milieu des roses, ses $<rurs. ..
Cesl presque un tableau de famille I
ENSEMBLE
LÉOPOLD
Il a raison; j'approuve son dessein :
Dana ce tableau, dont elle est lo modèle.
Il faut des fleurs fraîches comme elle,
Et qui n’auront, comme elle, qu*un matin.
LE BARON
Vous approuvez, Je le vois, mon dessein, etc.
(Il sort par la porte k gauche.)