‹ L'image et les reflexes conditionnels dans les travaux de Pavlov;Chapitre 2 sur 22 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

On sera peut-être surpris de trouver en tête d'un ouvrage de psychologie le nom d'un biologiste plutôt que celui d'un psychologue de profession. Si je me suis laissé entraîner à écrire cette Préface, c'est parce que je n'ai pas su résister à l'envie de dire, une fois de plus, l'admiration que j'ai pour la manière dont Pavlov a conduit l'analyse expérimentale des activités cérébrales, et aussi le plaisir que j'éprouve à l'apparition en France du premier exposé complet des travaux sur la salivation psychique, effectués par les élèves du célèbre physiologiste russe, exposé qui, grâce au talent de son auteur, est destiné à recevoir le meilleur accueil de la part

vni l'image et les réflexes conditionnels

de tous ceux qui s'intéressent au mouvement des idées.

C'est au Congrès de médecine de Madrid, en 1904, que Pavlov a indiqué pour la première fois comment la mesure de l'écoulement de la salive peut nous renseigner sur les activités internes du cerveau. Les travaux de ses élèves, en particulier ceux de Zéliony et d'Orbéli, ont eu un grand retentissement en France. Le regretté Binet avait accueilli dans son Année psychologique une des premières publications de Zéliony. Depuis 1908, dans mon cours libre de la Sorbonne, j'ai exposé à diverses reprises les principaux résultats des expériences sur la salivation psychique, et, dans ma Nouvelle Psychologie animale, parue en 191 1 (1 ), se trouve une première vue d'ensemble des travaux de l'Ecole russe. A ce moment, certains psychologues se montraient peu enthousiastes, et déclaraient que les expériences des physiologistes de Saint-Pétersbourg étaient encore de peu d'intérêt pour l'étude de la mémoire. Le

(1) Paris, librairie Félix Alcari.

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