CONCLUSIONS
De plus, la mémoire associative constatée chez le chien dans les expériences de Pavlov, est un phénomène d'association d'images ; il est dû à ce caractère, propre à toutes les images, d'être des images de perception.
En ce qui concerne la méthode employée, nous en avons montré, en son lieu, l'importance et la netteté et nous pouvons même dire qu'elle est incomparable au point de vue de la précision.
Les partisans des réactions motrices, vasomotrices et autres de même genre, sont forcés, d'ailleurs, de reconnaître, relativement à ces dernières méthodes, la supériorité, sous ce rapport, de la Méthode des réflexes conditionnels sialogènes.
C'est, en effet, la seule, jusqu'ici, quiait permis de constater, d'une façon aussi remarquable, la précision des réponses de l'organisme aux réactions psychiques, et en conséquence un déterminisme rigoureux des phénomènes psychiques égal absolument à celui des phénomènes physiques, lorsqu'onne fait intervenir, bien entendu, que des facteurs rigoureusement déterminés.
Il nous reste à constater que la Méthode de Pavlov a démontré que tous côs caractères des phénomènes psychiques sont basés sur la propriété d'irritabilité, d'excitabilité de la cellule nerveuse.
Cette propriété de la matière vivante serait due aux substances chimiques qui la composent, substances qui s'accumuleraient en elle et y resteraient à l'état potentiel. La réaction toutcomme l'excitation serait également d'ordre physico-chimique.
Nous savons, de plus, qu'elle est toujours spécifique et que tous les corps sont aptes à la manifester.
« Mais il y a dans l'être vivant, dans la cellule nerveuse, une infinité de réactions spécifiques dont la plupart nous échappent; on a tenté pour simplifier les choses de les ramener toutes à un processus physique, celui du mouvement, mais le schéma est trop simpliste (1).»
Cependant, nous avons pu vérifier, au cours de cette étude, la connexion étroite des phénomènes psychiques avec les processus moteurs et sécrétoires, et s'il est un peu prématuré de dire avec certains: «La pensée est un réflexe », l'on peut, toutefois, considérer cette connexion comme suffisamment valable pour les phénomènes d'association d'images étudiés par l'École russe avec succès et profit.
(1) M. G. Dumas, Cours de la Sorbonne, 1912-1913. Sensation et mouvement.