MARCEL, JEANNE, GEORGES, AN- TONINE, VRILLE, LIRIEL
Marcel reste tout seul à droite, le bras levé. Georges, Antoine, Vrille, Liriel, sont à gauche au fond pétrifiés de la violence de la dernière scène. — A ce moment, Jeanne qui était avec eux les quitte, et s'avance nettement, résolument vers Marcel.
JEANNE
Marcel, tu viens de chasser la vie de chez toi... Moi aussi je suis de la vie... Que doisje faire?
MARCEL, la regardant un instant, puis furieux
Eh bien, si tu es de la vie et si tu ne veux plus être de mon rêve... Si tu n'es plus celle-là que j'avais assise en mon paradis de gloire splendide... il faut t'en aller!. ,. Je te haisl...
JEANNE
Non, je ne suis plus celle-là qui trônait dans ton paradis!... Je suis une simple femme...
moi! Je m'en vais...
Elle le quitte.
ANTONINE, joignant les mains vers Jeanne qui
s'en va.
Jeanne... Ne t'en va pas... Si tu savais...
C'est notre faute!... C'est notre faute!... Il va revenir à lui!...
GEORGES
C'est nous qui l'avons poussé!... Nous som-
mes les seuls coupables ! . . . Jeanne. . . Jeanne ! . . . Restez I...
VRILLE et LIRIEL.
Restez I . . .
JEANNE, très calme.
Je m'en vais ;
Elle s'en va.