MARCEL/GEORGES, ANTONINE
MÀBGEL, allant à eux.
Aht... vous voilà... vous voilà...
Il leur serre les mains.
Marcel^ nous avons encore été làbas...
MARCEL
Eh bien?...
ANTONINE
Nous n'avons pas réussi...
MARCEL
Vous ne réussirez pas.
GEORGES
Nous avons tenté l'impossible.., prié...
supplié... Nous voudrions tout faire pour Vd rapprocher d'elle... mais, tu la connais...
Elle ne veut plus revenir... Elle ne le veut plus.
MARCEL
Je le pensais...
ANTONINE
Ne m'en parlez pas, a-t-elle dit... Je ne veux pas en entendre parler... Qu'il reste loin do toute vie, avec cette autre qu'il m'a préférée, près de laquelle il se complaît!
MARCEL
Oui... Elle se trouvait près de moi, l'autre
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que je cherchais à fuir... Elle dictait mes paroles, dirigeait mon bras.
'antonine.
Que comptez- vous faire, Marcel?... Vous ne pouvez aller chaque jour chez Jeanne solliciter un entrelien qu'elle ne veut vous accorder?...
MARCEL
Je ne le puis... Je cesserai d'y retourner.
GEORGES
Alors, mon pauvre ami?
MARCEL
'ai écrit ce mntin une Litre à Jeanne, la seule que je lui écrirai... Dans celle lettre, je ui dis adieu pour toujours, déplorant qu'elle ^'accède point à ma suprême requête, à inon vœu dernier, qui était de la rencontrer une
fois encore, une unique fois!... Ce n'était pas pour moi, certes, que je Timplorais... je me sentais indigne de pitié; pas pour elle... je ne lui rendrais pas le bonheur; pour quelque chose au-dessus de moi et d'elle qu'il ex^ fallu que nous défendions loyalement coptre nous-mêmes, pour l'amour qui fut entre nous!... Pourquoi le souiller par les paroles que nous prononçâmes en nous quittant?...
Pourquoi ne pas nous revoir une fois, nous promettre quoi qu'il advienne de respecter le Beau Passé ?
ANTONINE
Vous avez eu raison d'écrire ainsi.
GEORGES
Si quelque chose doit la toucher, c'est ce que tu écrivis.
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MARCEL
Je le souhaite,.. Sinon, je crains bien que le rêve auquel j'ai tout sacrifié ne me console... guère.
ANTONINE
Taisez-vous I ... Marcel.. .
GEORGES
Tais -toi î...