‹ L'image: pièce en trois actesChapitre 20 sur 21 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les Mêmes, JACQUES.

JAC4QUES, à Marcel.

Je voudrais vous parler...

MARCEL, anxieux.

Qu'y a-t-il ?

JACQUES

Quelque chose d'heureux... Une lueur d'espoir...

MARCEL

Ah!... mon Dieu!..,

JACQUES

Jeanne vient de lire votre lettre... Une larme a perlé dans ses yeux d'obstination...

MARCEL

Si elle consentait à me revoir une fois. . .

une minute...

JACQUES

Je crois... vous m'entendez Marcel... je crois qu'elle le fera...

MARCEL

Ah!...

ANTONINE et GEORGES, se rapprochant.

Quoi?

MARCEL

Mes amis... Jeanne a été touchée par ma lettre... J'espère que je la retrouverai!... Jacques, allons-y tout de suite... allons-y...

JACQUES

Non... pas ce soir... Laissez-la réfléchir... Demain seulement dans la matinée t... Je ferai bien ce que je pourrai, Marcel, pour ramener votre bonheur enfui par ma faute...

MARCEL

Par votre faute, Jacques?

JACQUES

Oui, c'est moi qui dans ma légèreté, ai raconté ici un soir cette terrible histoire de Jean Rougier!...

MARCEL

Ce n'est pas vous I... Vous fûtes à peine l'occasion... Et encore?... Mais la cause, elle se trouvait loin de vous, bien loin, là-haut, làhaut, la voyez- vous?... Et ce fut un de ces coups de foudre qui tombent à l'improviste.

sans qu'oD puisse les prévenir, les empêcher 1...

GEORGES

Au revoir, Marcel...

ANTONINE

Boa espoir, mou ami...

GEORGES

Nous sommes heureux de ce que Jacques t'a appris... Nous reviendrons... demain...

MARCEL, leur serrant les mains.

Merci...

JACQUES

Semaia matin...

MARCEL

Merci, Jacques, merci...

SCEiNE IV

MARCEL

To revoir un instant. .. Un ihstàiil...* fvress3.. . Oh!... cet instant... Si tu me l'accordes... cette heure... ce siècle de joiel... Et puis après, plus jamais... Je te l'ai promis, Jeanne... Je renouvelle mon serment... Tout seul... Je resterai tout seul... ïu ne me verras plus... Pour l'existence , je m'emprisonnerai.... Comme doivent être emprisonnés ceux qui s'attachèrent à leur rêve trop violemment, osèrent, ces audacieux, dire qu'il était la

Viel... Dans ma cellule, je tele jure, Jeanne, ce ne sera pas mon rêve que je regrelterai !... Mais cette balle campagne entrevue à travers les barreaux de ma fenêtre,... ce ciel olair de jadis... ces fontaines vives sous la forêt... Le ciel clair de tes yeux, ô mon aimée et adorée 1 .. . La fontaine vive de tes baisers jamais tarie!-..

Fendant ces derniers mots Jeanne est entrée... Elle dépose sa. pslîsse sur un Fauteuil sans que Marcel l'entende. — Tout ii coup.

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