PARIS OCTAVE DOIN, ÉDITEUR
8, PLAGE DE l'odÉON, 8
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INTRODUCTION \'
Les choses visibles paraissent être, de toutes celles qui tombent sous les sens, celles que l'esprit se représente le plus aisément, avec le plus d'intensité, de netteté et d'éclat. Aussi, dans toutes les langues, les représentations de ces choses ont-elles reçu un nom spécial: ç)avTac7[j.a, visum, imago, image, etc. Cependant, pour être les seules que le langage commun désigne, ces représentations ne sont pas les seules réelles, ni même les seules qui soient nettes et précises. Aussi, dans la langue psychologique, le mot image a-t-il été détourné de son acception étymologique et propre, et justement étendu aux représentations des divers sens. Sous le nom d'images, « je comprends, dit Leibniz, non seulement les représentations des figures, mais encore celles des sons et d'autres qualités sensibles ^ » . Ainsi on peut dire une image de l'ouïe, du toucher, du goût, etc. et même aussi, sans qu'il y ait pléonasme, une image visuelle.
Défini de la sorte, le mot image ne laisse pas d'a-