‹ L'imagination et les prodiges. Tome secondChapitre 5 sur 40 · GH · texte numérisé non relu

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celle (le la sliginalisatioii ^ Nous ne l’adnieltoiis pas davanlage.

« Nous n’attachons pas non plus une grande importance aux visions d’Anna-Maria Taïgi.

L'auteur a-t-il lu la première édition de la vie de celle servante de Dieu? S’il avait vu les choses étranges contenues dans cette première édition, et qu’on a eu soin de retrancher dans les éditions suivantes, nous croyons qu'il donnerait, lui aussi, moins d’importance aux visions de cette vénérable.

« Nous croyons, nous aussi, que Notre- Seigueur n’apparait jamais personnellement.

Mais quelle explication singulière l’auteur nous donne de l’apparition du Sacré-Cœur!

Lui qui connait si bien sa Somme^ peut-il con cilier cette explication avec la doctrine de saint Thomas sur le mode d’agir de Notre-Sei-

* Ou a cité un nombre assez censidérable de saints et de saintes (}ui ont reçu de Dieu cette faveur. Mais, qu’on le remarque, c’étaient des Ames* arrivées toutes à une très haute sainteté. Aussi croyons-nous que les stigmatisées du Tyrol, Louise Lateau, etc., ont emporté dans la tombe leur secret. Mgr Vital, évêque d Olinda (Brésil), de notre ordre des FF. MM. capucins, était allé à Bois-d’Haine. Il en était revenu très indécis, nous a-t-on dit, et plutôt désenchanté. Dom Guéranger, avons-nous ouï dire, lit le voyage de Bois-d’Ilaine. II croyait qu’il arriverait assez vite à se former une idée juste du phénomène qui frappait alors si vivement les esprits; il examina, il regarda, il interrogea, il quitta Boisd’IIaine aussi embarrassé et aussi indécis qu’il y était arrivé. Nous avons rencontré dans un de nos couvents du Tyrol le frère d’une des stigmatisées.Il ne paraissait pas croire au caractère divin de la stigmatisation de sa sœur.

g-neur sous les espèces? Il est vrai, il craignait, nous dit-il, d’étonner etde contrister les âmes pieuses.

a Nous ne sommes pas surpris de celte crainte. Nous nous en souvenons. Mal nous en prit d’avancer un jour devant le bon curé de Laigle, chez lequel nous prêchions, (juc Notre-Seigneur n’apparaissait point personnellement. Peu s’en fallut qu’il prît le bénitier et qu’il nousaspergeàtpour nous^/e^e/irfiaôZe/*.

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