CAS PARTICULIER D'AUTOMATISME
une de ces livraisons en lui donnant l'apparence d'un rouleau de musique. F. la prend avec satisfaction, et s'en va d'un pas dégagé. Il arrive à la porte de l'hôpital. Parvenu là, on lui barre le passage, et on le retourne du côté d'où il venait. Il se laisse faire et entre chez lui en tâtonnant dans la loge du concierge. A ce moment, le soleil éclairait vivement un vitrage de verre qui ferme la loge. L'éclat de la lumière éveilla sans doute chez lui le souvenir de la rampe, car il rajusta sa toilette, déplia son rouleau de papier et se mit à chanter à pleine voix d'une manière fort agréable. Le morceau achevé, on lui donna un verre d'eau très vinaigrée qu'il but sans accuser le moindre déplaisir. »
On le voit plus clairement encore dans ce dernier fait, la sensibilité du sujet n'est pas partout également atteinte. Tout à fait oblitérée sur un point, elle est intacte et même développée sur d'autres. Capable de sentir que le papier qu'on lui donne est un papier roulé, il n'est pas capable de voir que ce n'est point du papier de musique, et ainsi du reste..., ainsi pour la glace* ainsi pour le rayon de soleil. Les sensations qui lui arrivent ne sont perçues par lui que dans la mesure où son imagination y consent, et elles ne sont interprétées que de manière à concorder, bon gré, mal gré, avec les images qui le remplissent et qui le mènent.
Mais la science expérimentale a réussi, il y a un peu plus d'un quart de siècle, à jeter sur ces différentes maladies un jour plus vif encore et à coup sûr inattendu. Elle a réussi à créer une sorte de nèNYO^ft ^x\.v
76 L'ISAGISATTON.
6cie1Ie et passagère, reproduUiiiit la plus grande