Horcl, Maladia mentaict. p
lOS i; IMAGINATION.
celui qu'il aime. EL plus la passion domine, plus la ressemblance apparente qui surfit pr>ur faire illusion est légère', a
Si la maladie so prolonge» il est évident qu'il n'y a qu'un pas à faire pour arriver à l'hallucination.
Celle-ci commence par un sens. Mais une fois qu'elle est acceptée par l'esprit et que la volonté ne cherche pas à l'enrajer, soit par un exercice assidu des sens, soit par des efforts raisonnes de la mémoire et des comparaisons suivies, elle étend rapidement ses ravages. D'un sens elle gagne l'autre. Après avoir imposé quelques jugements faux, elle altère l'ensemble des idées, elle dénature les souvenirs, elle multiplie les associations insignifiantes et leur attribue, par habitude machinale, autant de valeur que si elles reposaient sur des rapports constants et essentiels. Ce n'est pas, remarquons-le bien, que l'halluciné cesse de raisonner'. Loin de là! Si l'hallucination engendre le délire, ce n'est précisément qu'avec le concours extrêmement actif du raisonnement, qui groupe à outrance des hypothèses désespérées pour s'expliquer les yisions inexplicables, pour trouver une cause réelle et objective à des phénomènes complètement subjectifs, pour rattacher entîn à une série de causes, de Jïioyens et de fins, quelques troubles subits et imprévus.
Faut-il établir une distinction entre l'iialhiclnation et l'idée fixe? Nous le croyons. Ce sont là deux phé- ! qui se touchent de près et qui ont des ca-