‹ L'ImaginationChapitre 13 sur 110 · Loc. cit · texte numérisé non relu

Loc. cit

l/| L IMAGINATION

idéales on oncore Inconnues, elle ne peut cependant Jamais quitter terre. Ainsi elle lorme des notions de plus en plus sirffples, mais toujours sensibles. Au lieu de prendre comme éléments de combinaison « ces choses générales, à savoir, des veux, une tôle, des mains, et autres semblables », elle peut prendre « des choses encore plus simples et plus universelles », comme « la nature corporelle en général et son étendue ; ensemble la (igure des choses étendues, leur quantité ou grandeur et leur nombre, comme aussi le lieu où elk's sont, le lenips, qui mesure leur durée, et autres semblables ». a Du mélange » de ces choses « ni plus ni moins que de celui de quelques véritables couleurs » on peut dire 'que le géomètre forme sciemment ses figures, et que nous formons tous plus ou moins, sans nous en douter, « toutes les images des choses qui résident en notre pensée, soit vraies et réelles, soit feintes et fantastiques » '.

Une i H us tia t i o n re m a rc{ u a h I e de ce principe nous est fournie par les élucubrations si étran^'-es du sujet médiumiquc observé par M. Floirnp>. (le sujet a promené son imagination vagabonde « des Indes à la planète Mars ». Contentons-nous d'analvser, à notre point de vue, le « roman martien ». Ce roman atteste une imagination d'une féc()n(lil('' ])rodigieuse. L'auteur ne nous [)eint pas seulement un monde (lilTérent du noire, avec d'autres paysages, d'autres habitants ; il prête à ces hal)itants une langue, parlée et écrite, formée de signes inconnus, cabalistiques, sans analogue dans aucune langue existante.

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