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I. Pascal. Pensées. Havet. Art. VII, édit. Havet

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ses sujets en poète, que V eho.nkse sait faire chanter ses couleurs'. »

L'analogie existe entre les sensations et les sentiments. « Un spirituel Français, dit Gœthe, prétendait que son ton de conversation avec ^ladanie était changé depuis qu'elle avait changé en crannoisi le meuble de son cabinet qui était bleu. » Le rouge, le jaune élèvent le ton moral, le bleu l'abaisse. Le jaune réjouit l'œil, dilate le cœur, rassérène l'esprit; le bleu donne un sentiment de froid, d'ailleurs il fait songer à l'ombre. Les sons de même, suivant qu'ils sont hauts ou bas, égayent et excitent, ou rendent sombre et mélancolique'. — « Certaines impressions morales » répondent à « certains elfets naturels ». Selon qu'une construction présente des surfaces simples ou compliquées, rigides ou moelleuses, qu'elle est plus large que haute ou plus haute que large ou qu'elle se développe dans le sens de la profondeur, que les vides y prédominent sur les pleins ou les pleins sur les vides, elle nous inspire des idées de calme ou d'effort, de paix ou d'inquiétude, de recueillement ou de féte^ ».

Tous ces laits rentrent dans une formule unique : une émotion et une ou plusieurs images sensorielles, primitivement données ensemble, ont fusionné ou ont formé une synthèse. Dès lors il ne s'agit plus, pour évoquer une émotion passée, que de retrouver

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