LIVRE QUATRIÈME. — CHAPITRE II
une grande frayeur l’arrête : car, hélas! que suis-je pour oser m’approcher de mon Dieu? Quand je considère mes souillures, ma bassesse, ma misère profonde, je n’ai plus qu’un sentiment, qu'une parole : Retirez-vous de moi, parce que je suis un homme pécheur 1 * . Cependant , 6 Jésus ! ce sont les pécheurs que vous êtes venu appeler, et non pas les Justes 3 . Et c’est pourquoi, frappant ma poitrine et implorant votre miséricorde, je me lèverai et j’irai 3 : j’irai avec une vive joie, avec un ardent amour, vers le Fils, le Verbe, splendeur de la gloire de Dieu, et figure de sa substance l , vers le Sauveur divin qui nous purifie de nos péchés 5 , qui s’incorpore à sa créature, pour l’élever jusqu’à lui ; j’irai et je dirai : Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez en moi ; mais dites seulement un mot, et mon âme sera guérie 6 .