‹ L'Imitation de Jésus-ChristChapitre 271 sur 306 · Je vous offre aussi tout ce qu’il y a de bien en moi · texte numérisé non relu

Je vous offre aussi tout ce qu’il y a de bien en moi

quelque faible, quelque imparfait qu’il soit, afin que, l’épurant, le sanctifiant, le perfectionnant sans cesse, vous le rendiez plus digne de vous, plus agréable à vos yeux, et que vous me conduisiez à une heureuse fin, moi le plus inutile, le plus languissant et le dernier des hommes.

5. Je vous offre encore tous les pieux désirs des âmes fidèles, les besoins de mes parents, de mes amis, de mes frères, de mes sœurs, de tous ceux qui me sont chers; de ceux qui m’ont fait, ou à d’autres, quelque bien pour l’amour de vous; de ceux qui ont demandé ou désiré que j’offrisse des prières et le saint Sacrifice pour eux et pour les leurs, soit qu’ils vivent encore en la chair, soit que le temps ait fini pour eux.

Que tous sentent le secours de votre grâce, la puissance de vos consolations; protégez-les dans les périls, délivrezles de leurs peines, et qu’affranchis de tous les maux, ils vous rendent, pleins de joie, d’éclatantes actions de grâces.

6. Je vous offre enfin des supplications et l’hostie de paix, principalement pour ceux qui m'ont offensé en quelque chose, qui m’ont contristé, qui m’ont blâmé, qui m’ont fait quelques torts ou quelques peines; et pour tous ceux aussi que j’ai moi-même affligés, blessés, troublés, scandalisés, le sachant ou sans le savoir; afin que vous nous pardonniez à tous nos péchés et nos offenses mutuelles.

Après s’être purifié par le sacrement de pénitence, et s’être uni, selon tout ce qu’il est, â Jésus-Christ, hostie de propitiation pour le salut des hommes, le prêtre s’offre encore pour eux et pour luimême, afin que la vertu du sacrifice qui va s’accomplir lui soit appliquée, et à ses frères, et à tous ceux pour qui Jésus-Christ, sacrificateur et victime *, l’a consommé sur la Croix. Comme le Sauveur s’est immolé pour lui, il veut s’immoler pour le Sauveur, ne vivre que pour sa gloire, et mourir pour elle. Il le supplie de consumer dans le feu de son amour tout ce qui reste en lui d’impur et de

i. Hcbr. ix, 14.

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