LIVRE QUATRIÈME. — CHAPITRE X. 3cy
terrestre. Il dépose, en quelque manière, sur l’autel et ses pensées et ses affections, ses volontés, ses désirs, tout son être, afin d’être revêtu en Jésus-Christ d’une vie nouvelle, de cette vie selon Dieu *, qui fait que l’homme ne vit plus pour soi , mais pour celui qui est ressuscité pour lui i. 2 . Ainsi anéanti dans la présence du souverain Maître, et comme baigné déjà du sang qui demande grâce, il intercède pour ses proches, ses amis, ses bienfaiteurs, pour ses ennemis même, pour ceux qui le haïssent et le persécutent, embrassant dans sa charité, immense comme celle du Christ, toutes les créatures qu’il a rachetées, tous les enfants du Père céleste, qui fait luire son soleil sur les bons et sur les méchants 3 . ; Élevé, par l'onction sacerdotale, entre la terre et le ciel, il couvre, pour ainsi dire, le genre humain tout entier de sa prière et de son amour. Il le voit, par le péché, dans un état de mort, et ses désirs l’enfantent à la vie : semblable au Médiateur suprême, qui, dans les jours de sa chair, offrant avec un grand cri et avec larmes des prières et des supplications à celui qui peut sauver de la mort, fut exaucé à cause de son respect *. Oui, le salut vient du Seigneur * , il a fait éclater les merveilles de son Saint 6 . Prêtres du Dieu vivant, ojfreq-lui le sacrifice de justice Je vous prierai, Seigneur; vous entendre q ma voix le matin; je me présenterai devant vous .-j’entrerai dans votre maison , et, rempli de votre crainte, j’adorerai dans votre saint temple ; et tous ceux qui espèrent en vous se réjouiront, et ils tressailliront d'allégresse éternellement, parce que vous habitereq en eux 8 .