‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 197 sur 323 · LIV. III. CIIAP. XLVII · texte numérisé non relu

LIV. III. CIIAP. XLVII

qu’on vous pei'sécutcra , et quon dira faussement toute sorte de mal contre vous : réjouissez-vous alors , et soyez ravis de joie, parce que votre récompense est grande dans les deux *. Combien cependant , malgré cette parole, ne nous troublons-nous pas des discours des hommes et de leurs jugements ? Nous uc pouvons supporter qu’on nous abaisse ; nous voulons à tout prix être loués, estimés. Séduits par un vain fantôme de réputation, nous oublions Dieu et ses enseignements, et les biens qu’il promet aux humbles. Etrange effet «le l'orgueil toujours vivant au fond de notre misérable cœur ! Que vous importe l’outrage, l’injure, la calomnie? D’où vient qu’elle excite eu vous une peine si amère, un si vif ressentiment? Craignez-vous donc «l’avoir trop de moyens d’expiation , trop d’espérances de miséricorde? Mais on vous accuse à tort. Aimeriezvous mieux que ce fût avec justice? Si vous n’avez pas commis la faute qu’on vous reproche , que d’autres vous avez commises qu’on ne vous reproche point! Descendez dans votre conscience, vous y entendrez une voix plus sévère que celles qui s’élèvent contre vous. Celles-ci se tairont, mais l’autre parlera devant le Juge en présence duquel tout à l’heure vous comparaîtrez, loin des bruits de la terre, dans le silence de l’éternité. Pensez à ce moment formidable, et vous vous inquiéterez peu de ce que les hommes disent de vou3.

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