CHAPITRE L
Comment un homme dans l’affliction doit s’abandonner entre les mains de Dieu.
i . Le F. Seigneur mon Dieu , Père saint , soyez béni maintenant et dans toute l’éternité j
* Ps. cxix, 5. — 8 l. Cor., ix, 25. — 3 Jacob., i, 12, — * Ad T>\eod. Laps, oper., t. I, p. 3.
parce qu’il a été fait comme vous l’avez voulu, et ce que vous faites est bon.
Que votre serviteur se réjouisse, non en lui-même ni en nul autre , mais en vous seul, parce que vous seul êtes la véritable joie; vous êtes, Seigneur, mon espérance , ma couronne, ma joie, ma gloire.
Quii a-t-il en votre serviteur qu*il n'ait reçu ae vous *, et sans l’avoir mérité?
Tout est à vous; vous avez tout fait, tout donné.
Je suis pauvre dans les travaux , dès mon enfance 8 . Quelquefois mon âme est triste jusqu’aux larmes; et quelquefois elle se trouble en elle-même , à cause des passions qui la pressent.
2. Je désire la joie de la paix , j’aspire à la paix de vos enfants , que vous nourrissez dans votre lumière et vos consolations.
Si vous me donnez la paix , si vous versez en moi votre joie sainte, l’âme de votre serviteur sera comme remplie d’une douce mélodie ; et ravi d’amour, il chantera vos louanges.
Mais si vous vous retirez, comme vous le faites souvent , il ne pourra courir dans la voie de vos commandements 3 ; alors il ne lui reste qu’à tomber à genoux et se frapper la poitrine , parce qu’il n’en est plus pour lui comme auparavant, lorsque votre lumière resplendissait sur sa tête *, et qu'à l’ombre de
1 I. Cor., iv, 7. — 8 Ps. lxxxvii, 16. — 3 Ps. cxvm, 32. — * Job, xxix, 3.