‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 248 sur 323 · SG · texte numérisé non relu

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honneur, gloire et bénédiction ! et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, et dans la mer, et tout ce qui est dans ces lieux, disaient : A celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau, bénédiction, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles 1 ! Voici maintenant un autre spectacle. Ce même agneau qui reçoit, sur son trône éternel, l’adoration des anges et des saints, et qu’environne toute la gloire des Cieux, vient à nous plein de douceur*, et, voilé sous les apparences d’un peu de pain, il se donne <\ ses pauvres créatures, pour sanctifier notre aine, pour la nourrir, et notre corps même, par l’union substantielle de sa chair à notre chair, de son sang à notre sang, s’incarnant, si on peut le dire, de nouveau en chacun de nous, et y accomplissant, d’une manière incompréhensible, en se communiquant à nous selon tout ce qu’il est, le grand sacrifice de la Croix. O Christ, fils du Dieu vivant, que vos voies sont merveilleuses! et qui m'en développera le mystère impénétrable? Si je monte jusqu'au Ciel, je vous y vois dans le sein du Père, tout éclatant de sa splendeur. Si je redescends sur la terre, je vous y vois aussi dans le sein de l’homme pécheur, indigent, misérable; attiré en quelque sorte et fixé par l’amour, aux deux termes extrêmes de ce qui peut être conçu, dans l'infini de la grandeur et dans l’infini de la bassesse; et comme si ce n’était pas assez de venir à cet être déchu quand il vous désire, quand il vous appelle, vous l’appelez vous-même le premier, vous l’appelez avec instance, vous lui dites : Venez , venez à moi, vous tous qui souffrez, et je vous soulagerai 3 .* venez, j'ai désiré d'un grand désir de manger cette Pâque avec cous C’en est trop, Seigneur, c’en est trop; souvenez-vous qui vous etes : ou plutôt faites, mon Dieu, qne je ne l’oublie jamais, et que je m’approche de vous comme les anges eux-mêmes s’en approchent, en tremblant de respect, avec un cœur rempli du sentiment de son indignité, pénétré de vos miséricordes et

* Apoc., v. — * Mattb., xxi, 5. — 3 Matth , XI, 2b. — 4 Luc., xxii, 15.

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embrasé de ce même amour inépuisable, immense, éternel, qui vous porte à descendre jusqu’à lui!

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