‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 271 sur 323 · LIV. IV. CIIAP · texte numérisé non relu

LIV. IV. CIIAP

et se privent volontairement de la divine Eucharistie, à cause du respect même que leur inspire cet auguste sacrement. Sans doute on doit s’éprouver soi-même ; sans doute il serait à désirer que ceux qui mangent le pain des Anges, eussent toute la pureté de ces célestes*esprits : mais celui qui connaît notre misère , et qui est venu la guérir, n’exige pas

3 ue l’homme soit parfait pour approcher de la source es grâces ; il demande seulement qu’il se soit purifié par la pénitence, et qu’il apporte au pied de l'autel un cœur contrit et humilié 1 , un repentir sincère de ses fautes, une volonté droite, un amour ardent. Tandis que Jésus repousse et maudit les Pharisiens, superbes observateurs de la Loi, il accueille la femme, pécheresse, il compatit à son humble douleur, il bénit ses larmes . et beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu’elle a beaucoup aimé i . Trop souvent les apparentes délicatesses de conscience qui séparent longtemps de la communion, cachent un gr/md et coupable orgueil. Au lieu de s’abandonner aux conseils du guide qui tient la place de Dieu, on veut se conduire et se juger soi-même : erreur funeste dont le dernier terme, le ternie inévitable est ou le désespoir, ou une effroyable présomption. Ne quittez, ne quittez jamais la voie de l’obéissance : toutes les autres aboutissent à la perdition. Si l’on vous interdit l’accès de la Table sainte, abstenez-vous et pleurez; car quel sujet plus légitime de pleurs? Si l’on vous dit : Allez à Jésus dans le sacrement de son amour; approchez avec allégresse. Nulle disposition n’égale le sacrifice entier du raisonnement humain et de la volonté propre ; ayez en tout et toujours la simplicité d’un petit enfant : la simplicité du cœur est chère à Dieu; il la bénit pour le temps, il la bénit pour l’éternité.

1 Ps. L, 19.-- a Luc, vil, 47

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