Sou venez- vous toujours que votre fin
SS l’imitation de Jésus-christ.
approche, et que le temps perdu ne revient point.
Les vertus ne s’acquièrent qu’avec beaucoup de soins et des efforts constants.
Dès que vous commencerez à tomber dans lit tiédeur, vous tomberez dans le trouble.
Mais si vous persévérez dans la ferveur, vous trouverez une grande paix, et vous sentirez votre travail plus léger, à cause de la grâce de Dieu, et de l’amour de la vertu.
L’homme fervent et zélé est prêt à tout.
Il est plus pénible de résister aux vices et aux passions, que de supporter les fatigues du corps.
Celui qui n évite pas les petites fautes, tombera peu à peu dans les grandes 4 .
Vous vous réjouirez toujours le soir, quand vous aurez employé le jour avec fruit.
Veillez sur vous, excitez-vous, avertissezvous; et quoi qu’il en soit des autres, ne vous négligez pas vous-même.
Vous ne ferez de progrès qu’autant que vous vous ferez de violence.
mfeFI-EXIOÎf.
Êtes-vous sincèrement résolu à vous sauver? en avez-vous la vnlooié ferme? Alors préparez-vous au travail, au combat ; car le salut est à ce prix : La voie qui conduit à la verte est l<tr<ie : mais qu’étroite, dit PEvaogile, est ceiïe qui conduit à la vie */ Sans doute l'onction de la grâce adoucit, pour le üdèlî, ce travail, ce combat ; au milieu des fatigues et des soutiraaces,
* EecK., xrc, t. — * ilattb., tu, !5, 14.
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il jouit d’une paix céleste que le pécheur ne connaît point. Cependant iî a besoin de continuels efforts pour triompher de lui-même, pour vaincre ses désirs, ses passions, et le monde, et le prince de ce monde *. Qui a fait les saints, sinon cette lutte courageuse et persé- Tér.mte ? Les uns ont été tourmentés, ne voulant pas racheter leur vie, afin d’en trouver une meilleure dans la résurrection. Les autres ont souffert les moaueries , les fouets , les chaînes et les prisons ; ils ont été lapidés, sciés, éprouvés en toute manière ; ils sont morts par le tranchant du glaive ; vagabonds, couverts de peaux de brebis et de peaux de chèvres, oppressés par le besoin , l’affliction . l’angoisse, ils ont erré dans les déserts, et dans les montagnes, et dans les antres, et dans les cavernes de la ten'e ; eux dont le monde n’était pas digne. Enveloppés donc d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout ce qui nous appesantit, et du pécné qui nous environne, et courons par la patience au combat qui nous est proposé ; les regards fixés sur Jésus , l’auteur et le consommateur de la foi , qui, en vue de la joie qui lui était préparée, a souffert la croix, en méprisant l’ignominie ; et maintenant il est assis à la droite du trône de Dieu 2 .
1 Joaim., xiy, 30. — * Heb., xi, 35*38 ; xii, 1, i.
FIK DU PREMIER LIYRK.
L’IMITATION
DE