‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 102 sur 111 · Aussi est-ce au moment où ils se disposent \l'ri · texte numérisé non relu

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à la sainte communion, que quelques-uns éprouvent les plus vives attaques de Satan.

Cet esprit de malice , comme il est écrit au livre de Job, vient parmi les enfans de Dieu pour les troubler par sa perversité ordinaire , ouïes rendre trop timides et irrésolus; pour affaiblir leur amour ou ébranler leur foi par ses attaques, afin qu'ils renoncent à communier, ou qu'ils ne communient qu'avec tiédeur.

Mais il ne faut pas s'inquiéter de ses artifices et de ses suggestions, quelque honteuses, quelque horribles qu'elles soient; il faut au contraire rejeter sur lui tous ces fantômes.

Il faut se rire avec mépris de cet esprit misérable , et n'abandonner jamais la sainte communion à cause de ses attaques, et des troubles qu'il suscite.

3. Souvent aussi l'on s'en éloigne par trop de sollicitude sur la ferveur qu'on doit avoir, et par certaines inquiétudes sur la confession.

Agissez selon le conseil des sages , et déposez les anxiétés et les scrupules , parce qu'ils sont un obstacle à la grâce de Dieu , et qu'ils détruisent la dévotion de l'ame.

Pour quelque trouble ou quelque peine légère, ne vous privez point de la sainte communion ; mais allez vous confesser au plus tôt , et pardonnez volontiers aux autres les offenses que vous avez reçues d'eux.

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DE JÉSUS-CHUIST. ^* • •

Que si vous avez vous-même olTensé quelqu'un, demandez-lui humblement pardon; et Dieu vous pardonnera volontiers.

4. Que sert de larder long-temps à se confesser, ou de différer la sainte communion?

Purifiez-vous promptcment, hàtez-vous de rejeter le venin, courez au plus tôt au remède, et vous vous en trouverez mieux que de différer

long-temps.

Si vous différez aujourd'hui pour une raison, peut-être s'en présentera-t-il demain une plus spécieuse; et vous pourriez ainsi être longtemps détourné de la communion, et vous y sentir moins disposé.

Aussi promptement que vous le pourrez, secouez cette langueur, déchargez- vous de ce qui vous pèse, car on ne gagne rien à vivre toujours dans l'anxiété , toujours dans le trouble, et à s'éloigner des divins mystères pour des obstacles de chaque jour : rien, au contraire, ne nuit davantage que de différer long-temps la communion, car d'ordinaire l'ame tombe par-là dans un profond assoupissement.

O douleur ! il se trouve des personnes tièdes et dissipées qui saisissent avec joie des prétextes pour différer à se confesser, et dès-lors aussi à communier, afin de n'être pas obligéesde veiller avec plus de soin sur elles-mêmes.

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