‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 4 sur 111 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DE LA LECTI..K TE LECRITEHE SAINTE.

'i- ST la vérité cjuil faut chercher dans l'Écriture sainte, et non l'éloquence,

7^^^É*5C Toute l'Écriture doit être lue <^%^^^^3 dans le même esprit ciu'elle a

été dictée.

Nous devons chercher dans l'Ecriture l'utilité, plutôt que la sublimité du langage.

Ainsi nous devons lire aussi volontiers des livres simples et pieux , que les livres profonds et sublimes.

Ne vous arrêtez point à l'autorité de récri-

as vain, qu'il ait plus ou moins de science; mais '^-'^^.^ Vl/'i^

que l'amour de la pure vérité vous porte à le i\'^-^^\\;^^[c.(4^^^\

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Ne demandez point qui a dit telle chose, fe-^V ir,'3 \\ ^,5

mais faites attention a ce qui est dit. / yi vj%^''^ -

2. Les hommes passent, mais la vérlié du §N/|^ Seigneur demeure élerneUcmenl (Ps. IIG, 2

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Dieu nous parle en diverses manières , sans acception de personnes.

Notre curiosité souvent nous arrête dans la lecture de l'Écriture sainte , lorsque nous voulons comprendre et raisonner là où il faudrait passer simplement.

Si vous voulez en retirer du fruit , lisez avec humilité, avec simjDlicité, avec foi; et ne prétendez jamais au nom de savant .

Interrogez volontiers, et écoutez en silence les paroles des saints; ne méprisez point les sentences des vieillards ; car elles ne sont pas proférées sans motif.

RÉFLEXION

A lecture des divines Ecritures , qui faisait autrefois les plus chères délices des premiers fidèles , cède aujourd'hui parmi les chrétiens à des ouvrages de mensonge et de péché , pernicieux à l'esprit qu'ils remplissent de mille images profanes, et funestes au cœur, où ils jettent des semences de crimes , qui toujours dans leur temps produisent des fruits de mort. Hélas ! ne portonsnous pas déjà dans notre fonds des dispositions assez favorables a l'iniquité, sans y en ajouter d'étrangères? Ce levain de corruption qui croît avec notre cœur , ne sufflt-il pas pour exercer notre innocence, sans aider sa malignité? Et faut-il le

secours de l'art a des passions sur lesquelles nous ne naissons que trop instruits?

M\ssii.i,or».

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