‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 65 sur 111 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

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yu'iL FAUT IMPLORER LE SECOURS PE DIEU, ET ATTENDRE AVEC CONFIANCE LE RETOUR DE SA GRACE.

ON lils, je suis le Seigneur qui fortifie au jour de la tribulalion. (Nah.,1,7).

Venez à moi lorsque vous serez dans la peine.

Ce qui surtout éloignedevous les consolations célestes, c'est que vous recourez trop lard à la prière.

Car, avant de me prier avec instance , vous cherchez des consolations et des adoucissemens dans les choses extérieures.

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De là vient que tout vous sert de peu, jusqu'à ce que vous reconnaissiez que c'est moiqui délivre ceux qui aspirent en moi (Ps. 16, 7. ) ; et que, hors de moi, il n'est point de secours efficace , point de conseil utile , point de remède durable.

Mais à présent que vous commencez à respirer après la tempête, ranimez-vous à la lumière de mes miséricordes : car je suis près de vous , dit le Seigneur, pour rétablir toutes choses, nonseulement avec mesure , mais encore avec abondance et avec profusion.

2. Y a-t-il rien qui me soit difficile ? ou seraije semblable à ceux qui disent et ne font pas?

Ouest votre foi? Demeurez ferme, et persévérez.

Soyez patient et courageux : la consolation viendra en son temps.

Attendez-moi, attendez: Je viendrai et je vous guérirai. (Matth. ,8, 7. )

Ce qui vous tourmente est une tentation , et ce qui vous effraie une crainte vaine.

Que vous revient-il de ces inquiétudes sur un avenir incertain, sinon tristesse sur tristesse? A chaqueiour suffitson mal. (Matth., 6, 54.)

C'est une chose vainc et inutile de se réjouir ou de s'affliger de ce qui n'arrivera peut-être jamais.

Mais il est de l'infirmité humaine d'être le

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jouet de ces imajjinaiions, et la marque d'une ame encore faible , de céder si aisément aux suggestions de l'ennemi.

Car il se met peu en peine si c'est par des objets réels ou par de fausses images qu'il se joue de vous et vous trompe , si c'est par l'amour des biens présens ou par la crainte des maux à venir qu'il vous fait tomber.

Q^iie voire cœur donc ne se trouble point cl ne craigne point. (Jean, 14, 27. )

Croyez en moi et confiez-vous en ma miséricorde.

Quand vous pensez être loin de moi , souvent c'est alors que je suis le plus près de vous.

Lorsque vous croyez tout presque perdu , alors souvent c'est le moment de mériter davantage.

Tout n'est pas perdu quand le succès ne répond pas à vos désirs.

Vous ne devez pas juger selon le sentiment présent, ni recevoir l'aflliction et vous y abandonner, de quek(ue part qu'elle vienne, comme s'il ne vous restait nulle espérance d'en sortir.

4. Ne vous regardez pas comme entièrement délaissé si je vous envoie quelcjue affliction pour

un temps, ou si je vous relire la consolation que M^^" ^

vous désiriez : car c'est ainsi qu'on parvient au |^

royaume des cieux. P'éps^iè

Et certes , il vaut mieux pour vous et pour -^^^

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DE JESUS-C.IKIST. 'lo\ ^^ j!\^^m^ ^:^

mes autres serviteurs être exercé par désira- "' ^" ^' ^^ //iUiU^ verses, que d'avoir tout à souhait.

Je connais les pensées cachées, et je sais qu'il est très-utile pour votre salut que vous soyez quelquefois délaisse sans aucun goût intérieur, de peur que le bon succès ne vous enorgueillisse, et que vous ne vous plaisiez à vous croire ce que vous n'êtes pas.

Ce que j'ai donné, je puis l'ôtcr et le rendre quand il me plaît.

5. Ce que je donne est à moi; ce que je reprends n'est point à vous : car c'est de moi (|ue découle tout bien et tout dun parfait.

Si je vous envoie quelque peine ou quelque contradiction, n'en murmurez point, et que votre cœur n'en soit point abattu. Je puis en un moment vous relever, et changer votre tristesse en joie.

Et lorsque j'en use ainsi avec vous , je suis juste et digne de toute louange.

6. Si vous jugez selon la sagesse et la vérité-,, vous ne devez jamais , dans l'adversité , vous laisser tant abattre par la tristesse , mais plutôt vous en réjouir et m'en rendre grâce.

Et même ce doit être votre unique joie , que je vous frappe sans vous épargner.

Comme mon Père m'a aïmé , et moi aussi je vous aime (Jean , io, 9) , ai-je dit à mes bienaimés disciples , en les envoyant , non pour goû-

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ter les joies du monde , mais pour soutenir de grands combats ; non pour être honorés, mais pour être méprisés ; non pour vivre oisifs, mais pour travailler ; non pour se reposer, mais pour porter beaucoup de fruits par la patience. Souvenez-vous , mon fils , de ces paroles.

RÉFLEXION

^^^ggE soyons donc pas troublés , ne craignons rien. Que peut faire le monde contre nous, que de nous chasser de notre pays , de notre maison , de toute la terre et de la vie? Mais quand nous perdrons tout cela, il y a plusieurs demeures dans le ciel : nous y avons notre place et une'retraile assurée, où le monde et la puissance des ténèbres ne peut plus rien. Croyons donc en Dieu, qui nous y reçoit; mais croyons aussi en Jésus-Christ, qui nous y va préparer la place ; adorons le sang de l'alliance par lequel il y est entré ; adorons ses plaies par lesquelles il intercède pour nous, et nous ouvre l'entrée du ciel. Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi; car je suis Dieu, un Dieu homme, un Dieu qui a été votre victime, un Dieu qui ai offert pour vous ce que j'ai pris de vous-même : croijez en Dieu, croijez en moi : après cela ne vous troublez pas, ne craignez rien. Si vous aviez quelque chose a craindre , et capable de vous troubler, ce seraient vos péchés qui crient contre vous , et ne

VOUS permettent pas le repos de la conscience ; mais i's sont purge's : Je'sus-Christ a levé l'interdit , et il vous tend les bras du haut du ciel pour vous y ^; recevoir. Quittez donc comme lui la chair et le R' sang ; sacriûez vos passions et vos désirs sensuels : J? c'est le sang qu'il vous faut répandre pour vous conformer à Jésus-Christ : ne craignez rien , ne vous troublez pas, encore un coup.

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