‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 83 sur 111 · MC · texte numérisé non relu

MC

qui ne voulez pas que vos ouvrages périssent, pour faire éclater les richesses de votre bonté sur des vases de miséricorde, vous daignez consoler votre serviteur au-delà de ce qu'il mérite, et d'une manière toute divine.

Car vos consolations ne sont point comme les vaines paroles des hommes.

2. Qu'ai -je fait. Seigneur, pour que vous m'accordiez quelque consolation céleste?

Je n'ai point de souvenir d'avoir fait aucun bien , mais bien d'avoir été toujours enclin au vice, et lent à me corriger.

Il est vrai, et je ne puis le nier; si je parlais autrement, vous vous élèveriez contre moi , et personne ne me défendrait.

Qu'ai-je mérité pour mes péchés, sinon l'enfer et le feu éternel ?

Je le confesse avec sincérité : je suis digne de tout opprobre et de tout mépris ; je n'ai aucun litre pour être compté parmi ceux qui sont à vous; et bien qu'il me soit douloureux de l'entendre, je rendrai cependant contre moi témoignage à la vérité , je m'accuserai de mes péchés, afin d'obtenirdevous plus aisément miséricorde.

5. Quedirai-je, coupable comme je le suis, et tout couvert de confusion ?

Je n'ose ouvrir la bouche que pour dire ce seul mot : J'ai péché, Seigneur, j'ai péché; ayez pitié de moi , pardonnez-moi.

DE JÉSUS-CUUIST.

Laissez-moi un peu de temps pour exhaler ma douleur avanl que je m'en aille dans la terre des ténèbres et couverte de L'umbre delà mort. (Job., 10,20,21).

Que tlemandez-vûus d'un coupable et misérable pécheur, sinon qu'il ail le cœur brisé, et qu'il s'humilie pour ses pécliés?

Dans la vraie conlrition etdans l'humiliaiion du cœur, l'espéi-ance du pardon s'élève, le trouble de la conscience s'apaise, la {jrace perdue se répare , l'homme se préserve de la colère à venir, et Dieu etramc péniiente se rencontrent dans un saint baiser.

4. L'humblecontriiion des pécheurs est pour vous. Seigneur, un sacrifice agréable, et d'une odeur plus douce que celle de l'encens.

C'est le délicieux parfum que vous permîtes de répandre sur vos pieds sacrés : car vous n'avez jamais méprisé un cœur contrit et humilié.

Là est le refuge contre la fureur de l'ennemi; là se corrige et se purifie tout ce qu'on a contracté de vicieux et dimpur.

REFLEXION

5^^|ntrez en jugement avec le Seigneur , vous qui vous plaignez de l'excès de vos peines : mettez dans une balance, d'un côté vos crimes, de l'autre vos afflictions : mesurez la rigueur de ses cliàti-

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meus sur rénormitc de vos offenses : comparez ce que vous souffrez , avec ce que vous méritez de souffrir : voyez si vos peines vont aussi loin que vos plaisirs insensés l'ont été; si la vivacité et la durée de vos douleursrépondent acellesde vos voluptés profanes; si l'état de contrainte où vous vivez égale la licence et l'égarement de vos premières mœurs ; si la privation des créatures , que vous souffrez, réparel'usage injuste quevous en avez fait autrefois : reprochez hardiment au Seigneur son injustice , si vos peines l'emportent sur vos iniquités : vous jugez de vos souffrances parvospenchans; mais jugez-en par vos crimes. Quoi ! il n'y a pas eu peut-être un seul moment dans votre vie mondaine qui ne vous ait rendu digne d'un malheur éternel , et vous murmurez contre la bonté d'un Dieu qui veut bien changerces flammes éternelles, que vous avez tant de fois méritées, en quelques peines rapides et passagères , et auxquelles même les consolations de la foi vous offrent tant de ressources !

HUSSILLOU.

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DE JliSlIS-CIiniST.

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