‹ L'imitation de Jésus-ChristChapitre 85 sur 111 · CHAPITRE LIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LIV

DIS DIVKHS MOLyEME>S DE LA NMIBE ET DE LA GRACE.

ON fils , observez avec soin les mouvemensdela naiureeldela grâce, car ils sont si contraires et si subtils, qu'ils peuvent à peine être discernés , si ce n'est 'i([<^ ^'^jŒS—a-^^ pjj,, l'homme spirituel et inté- ^ lieurement éclairé.

^^ Tous certainement désirent le bien , et dans

- j .\ leurs paroles ou dans leurs actions, ils tendent à

, quelque bien ; c'est pourquoi plusieurs sont

)y trompés par cette apparence du bien.

/' 2. I .a nature est pleine d'artifices ; elle attire,

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enlace et trompe plusieurs, et n"a jamais d'autre fin qu'elle-même.

La grâce, au contraire , procède simplement et se détourne de toute apparence de mal ; elle ne tend point de pièges , et fait tout purement à cause de Dieu , en qui elle se repose comme en sa fin.

5. La nature répugne à mourir : elle ne veut point être contrainte , ni vaincue , ni assujettie, ni se soumettre volontairement. ^

Mais la grâce s'applique à se mortifier, résiste v^ à la sensualité , recherche l'assujettissement , aspire à être vaincue, et ne veut pas jouir de sa liberté; elle aime à être sous la discipline , elle ne désire dominer personne, mais vivre, demeurer, être toujours sous la main de Dieu; et à cause de Dieu , elle est prête à s'abaisser littmblemoit au-dessous de toute créature. (L Pierre, 2,15.)

4. La nature travaille pour son intérêt propre, et calcule le gain qu'elle peut retirer d'autrui.

La grâce considère moins ce qui lui est utile et avantageux , que ce qui peut être profitable à plusieurs.

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